Ligne de défense:Le « message de Noël » du CEMA aux candidats à la présidentielle

21.12.2016

Le « message de Noël » du CEMA aux candidats à la présidentielle

photo_CEMA_officielle.jpgLe chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, plaide ce mercredi dans Les Echos pour un effort budgétaire accru en matière de défense, soulignant qu’on ne gagne pas une guerre sans effort de guerre. Lire cette tribune ici.

Ce n’est pas la première fois que le chef des armées françaises alerte sur la nécessité de revoir à la hausse le budget de la défense et d’adapter le modèle d’armée aux nouvelles formes de menaces. En septembre, lors des universités d’été de la Défense, il avait prévenu qu’il ne se « tairait pas » et avait pointé un bon modèle d’armée « mais qui s’use ».

Le CEMA, dans sa tribune de ce mercredi, demande « une hausse progressive du budget de la défense » pour atteindre les 2% du PIB, contre 1,77% actuellement. Il s’agit de « rester capable d’assurer, dans la durée, la protection de la France et des Français face au spectre complet des menaces », écrit-il.

« Il faut comprendre que le moindre décalage de cohérence entre les menaces, les missions et les moyens s’apparente au grain de sable qui grippe le système et conduit à la défaite », ajoute le général de Villiers, pour qui « on ne gagne pas une guerre sans effort de guerre ».

Saluant la fin de la « tendance baissière des trente-cinq dernières années », rendant hommage au « volontarisme » du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le général estime que « désormais, pour les armées, cet effort doit se traduire par une hausse progressive du budget de la défense pour rejoindre la cible de 2% du PIB, avant la fin du prochain quinquennat ». L’effort demandé « ne pourra être ni allégé ni reporté, en dépit de la complexité de l’équation budgétaire étatique prévisionnelle », fait-il valoir en ajoutant en guise de conclusion: « le prix de la paix c’est l’effort de guerre ».

Commentaires

Pour vraiment gagner les guerres du présent et du futur : 2% pas suffisants.Radin, pas malin. Trop peu.

Il faut inclure les pensions/retraites et la gendarmerie. La dissuasion nucléaire avec son renouvellement (nouveaux missiles balistiques, nouveaux SNLE, nouvelles têtes nucléaires, missiles hypersoniques, satellites de renseignement EM, etc.) va coûter 150 milliards d’euros sur 30 ans. Au moins.

3,5% sont indispensables.

Le prix en économie est d’abord une information.

En 14/18 nous avons fait des efforts financiers colossaux.

Aujourd’hui nous devons faire la même chose.

Les pays de l’UE doivent nous aider et augmenter leurs budgets militaires sinon la France doit les laisser tomber et continuer seule sa voie.

La France avec sa Bombe cotise pour les pays européens qui eux ne font pas d’efforts hormis UK, Grèce et Pologne.

Sur le plan militaire la majorité des états européens sont des cas sociaux qui vivent de la solidarité française et britannique. Paris et Londres sont les Assedic de la défense européenne. Le contribuable français paye la sécurité pour les autres pays.

L’Allemagne, puissance économique mondiale, est une puissance humanitaire mais non militaire. Elle vit à nos crochets au plan militaire.

3,5% pour éviter de voir nos enfants écrasés, égorgés ou blastés : nos vies n’ont pas de prix. Notre défense un coût.

Écrit par : salluste | 21.12.2016

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Et si on comparait le budget de l’Allemagne et celui de la France…

Écrit par : Christian | 21.12.2016

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Bravo à notre CEMA pour son bon sens. On ne gagne pas la guerre sans les moyens nécessaires. Mais l’augmentation du budget Défense risque d’être à la fois progressif et compliqué (avec une dette > 2000 milliards €).
Comment faire en attendant?

Peut-être optimiser nos achats.

Dans le transport stratégique, que nous externalisons, les chiffres sont tombés dans la presse allemande et anglophone.

Le(les) nouveau(x) contrat(s) SALIS font apparaître une différence du coût à l’heure de vol pour le même appareil de plus de 60% entre les deux compagnies ayant chacune gagné une part du marché.

« While the Antonov Design Bureau is to bill the German taxpayer 37,509 euros per flight hour, Volga Dnepr only wants 23,341 euros per flight hour, ARD reported. »

source : http://uatoday.tv/business/germany-to-renew-russia-ukraine-contracts-to-transport-its-tanks-847263.html

Quand on sait que la France dispose en plus des SALIS d’un autre marché spécifique mais que celui-ci ne fait voler que des AN124 de chez Antonov Design Bureau, on peut légitimement avoir des inquiétudes sur le coût de ces vols achetés au prestataire le plus onéreux.

Donc en attendant l’augmentation du budget on peut sans doute, à service égal, rationaliser un peu mieux l’argent public que nous dépensons.

Écrit par : Philippe Bernard | 21.12.2016

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