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20 milliards d’euros pour les zombies

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12:32 (Il y a 6 minutes)
À BRANDENBURG.OL.

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La Chronique Agora

Paris, jeudi 22 décembre 2016

  • Simone Wapler : Monte dei Paschi di Siena officiellement zombie-banque
    L’Italie vote en urgence un fonds d’aide à ses banques de 20 milliards d’euro. Premier bénéficiaire la Banque Monte dei Paschi.
  • Bill Bonner : De fausses rumeurs ? Mais où donc ?
    La vraie information n’existe pas. Tout est plus ou moins déformé par des filtres mis en place par l’establishment des grands medias comme le Washington Post.
  • Jim Rickards : Les options de la Fed et du FMI face à Trump
    L’économie mondiale oscille entre inflation et déflation. Si la déflation gagne, le FMI sera le dernier recours dans une crise épique.

Eric Lewin - Chasseur de Prime

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Monte dei Paschi di Siena officiellement zombie-banque

C’est fait. La banque italienne Monte dei Paschi di Siena a encore échoué à trouver de gentils actionnaires volontaires pour se recapitaliser.

L’Etat italien va s’endetter de 20 milliards d’euros pour…

Pourquoi, au fait ? Pour remplacer les gentils actionnaires volontaires introuvables par des contribuables dociles et ignorants.

  • Pour continuer à faire vivre une banque-trop-grosse-pour-faire-faillite
  • Pour ainsi limiter la casse auprès des 40 000 déposants, détenteurs d’obligations de leur banque, à leur insu, au travers de « comptes épargnes ».

Il est vrai que 40 000 déposants floués d’un coup, ça ferait désordre politiquement. Jusque-là, les déposants ruinés appartenaient à de petites banques de l’Italie du Sud et étaient peu nombreux.

Cet homme s’appelle Jason Hanson et
il peut vous sauver la vie

Quoi ?!?

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L’Agefi du jour :

« La Chambre des députés italienne a approuvé mercredi par 389 voix contre 134 l’autorisation donnée au gouvernement à accroître la dette publique pour consacrer jusqu’à 20 milliards d’euros au renflouement du système bancaire. Le Sénat en a fait autant à 221 voix contre 60. Le décret-loi précisant les conditions de cette intervention, et notamment le remboursement A posteriori des petits porteurs d’obligations subordonnées qui subiraient un « bail-in« , doit être publié dans les prochains jours.

[…]

Pour ne rien arranger, la banque n’a cessé de communiquer au marché de nouveaux facteurs de risques, comme l’y oblige la réglementation. En annonçant, hier, que ses 10,6 milliards d’euros de trésorerie nette au 16 décembre seraient épuisés en quatre mois et non en 11 mois comme indiqué précédemment »

Un zombie se nourrit de la chair des vivants, je vous le rappelle. Dans le cas de la Parasitocratie financière, il s’agit évidemment des contribuables et pas uniquement des contribuables italiens.

20 milliards d’euros seraient insuffisants. Le Financial Times nous indique que le système bancaire italien aurait en réalité besoin de 38 milliards d’euro.

La dette publique italienne pèse aujourd’hui 133% de l’économie du pays et le déficit est de 2,6%.

Les rachats obligataire de la Banque centrale européenne ont jusque-là permis de contenir la hausse des taux en Italie dont le rendement de l’emprunt à 10 ans se montait à 1,892% au 19 décembre.

Mais ces rachats obligataires vont être réduits de 80 milliards d’euros par mois à 60 milliards d’euros par mois. La dette publique italienne sera-t-elle le big short de 2017 ou bien la puissance de feu des bazookas de la BCE permettra-t-elle aux zombies de dévorer un peu plus de chair sur le dos des contribuables et des épargnants ?
[NDLR : Votre banque est-elle sûre ? Comment échapper au circuit bancaire et éviter que vos dépôts et votre épargne soient pris en otage ? Les réponses sont dans ce livre.]

Le système bancaire dans son ensemble est zombie, les Etats providence aussi. Aucun media ne dénonce les vices inhérents de ce système :

  • Le mythe selon lequel les dépôts appartiennent aux déposants et sont toujours disponibles
  • La monnaie n’existant plus majoritairement que sous forme de crédit (principe des réserves fractionnaires)
  • Le privilège de création monétaire accordé aux banques (légalisation du principe selon lequel « les crédits font les dépôts »)
  • La bancarisation obligatoire et l’enfermement des déposants
  • Le financement des dépenses publiques excessives par des banques trop-grosses-pour-faire-faillite

La survie des zombies va désormais exiger des méthodes plus brutales que nous verrons probablement à l’oeuvre en 2017.


LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

De fausses informations ? Mais où donc ?

En janvier dernier, l’Empire Herald indiquait « qu’un couple sous l’emprise de méthamphétamines » avait mangé un SDF dans Central Park, à New York.

Plus tard, Now8News a indiqué qu’une boîte de préparation pour cookies avait « explosé dans le vagin d’une femme ». On présume que cette femme avait commis un vol à l’étalage.

L’ambassadeur russe en Turquie a été tué par balle. L’agresseur ressemblait énormément à une version du 21e siècle de Gavrilo Pincip, qui a déclenché la Première Guerre mondiale en assassinant en Bosnie l’Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône Austro-hongrois.

A la fin de cette guerre, 16 millions de personnes étaient mortes.

Les Huns, ces barbares

Nous écrivons une série d’articles sur les choses que les gens croient savoir mais qui ne sont pas vraies… des idées populaires qui sont fausses, idiotes, ou mal interprétées… c’est-à-dire presque toutes.

Dans la presse, dernièrement, par exemple, il y a cette idée de « fausse information ».

On suppose que certaines informations sont vraies, filtrées, approuvées et gérées par l’establishment des grands médias. Il y a de fausses nouvelles, comme ces histoires délibérément inventées, ci-dessus, concernant la préparation pour cookies et le couple sous l’emprise de méthamphétamines. Il y a également ces informations fournies par des manipulateurs russes, qui sont censées avoir coûté la Maison Blanche à Hillary Clinton.

Faire le tri entre ce qui est faux et ce qui est authentique, c’est ce que nous tentons de faire, à la Chronique. Mais nous sommes accablés.

« La vie est un long combat dans l’obscurité » disait Lucrèce

La moitié des informations sont fausses, notamment les histoires les plus sensationnelles diffusées sur les principaux médias… et les dénonciations de fausses nouvelles ! L’autre moitié est simplement erronée et/ou trompeuse.

Juste avant l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, par exemple, les Anglais ont coupé le câble fournissant aux Etats-Unis un accès direct aux informations provenant d’Allemagne. Désormais, la plupart des « informations » que pouvaient lire les Américains, concernant la guerre, passaient par l’Angleterre où elles étaient lourdement censurées.

Les Anglais ont répandu des histoires abracadabrantes sur la perfidie de l’Allemagne et les atrocités commises : notamment que des religieuses auraient été victimes de viols collectifs et que ces barbares de Huns auraient tranché les bras à des enfants. Rien n’était vrai.

Mais cela a fonctionné. En 1917, les Américains, crédules, ont précipité leurs soldats dans cette guerre… du côté des Anglais.

Quel bibliothécaire choisit les étagères ?

Les informations sont rarement ce qu’elles prétendent être. Il ne s’agit pas d’inoffensives énumérations de faits incontestables, telles qu’une liste des températures relevées au Pôle Nord.

Au contraire, la moindre bribe est documentée et influencée par un faisceau d’idées, de mythes et d’erreurs. Sinon, les informations seraient insignifiantes.

Chaque jour, des millions… non… des milliards… une foultitude de choses se produisent.

Le poète romain Lucrèce, très en avance sur son temps, décrivait la vie comme des particules entrant en collision de façon aléatoire… M. Jones dit quelque chose à M. Smith… un vent froid souffle sur les jardins publics de Duluth… un oiseau se cogne contre une fenêtre en Géorgie.

Si l’on voulait vraiment tout raconter, il y aurait une quantité infinie de matière.

Evidemment, ce n’est pas possible. Même si l’on sait ce qu’il s’est produit. Alors, on applique des normes artificielles… des « impératifs catégoriques », comme les nommait Kant. Vous tentez de comprendre le monde et ce qu’il s’y passe en étiquetant les choses et en les rangeant sur des étagères.

C’est une chose qu’un homme en tue un autre, dans le feu de la passion, dans les rue de Lagos au Nigeria. C’en est une autre qu’à Ankara, un homme abatte l’ambassadeur russe en Turquie.

Ces deux faits divers impliquent la passion. Tous deux impliquent des hommes. Ces deux histoires finissent avec un cadavre. Mais la première (Nigeria) n’est pas digne des informations. Elle va sur une autre étagère.

Ce sont les médias qui décident. Ils nous disent que quoi qu’ait dit M. Jones à M. Smith, cela ne vaut pas la peine d’être diffusé. On laisse l’histoire du vent froid à la chaîne météo. Quant à ce pauvre petit oiseau, mais bon sang qui s’en préoccupe ?

De la poudre aux yeux

Nous avons nous-même fait l’objet de certains articles, de temps à autres. A moins que l’article n’ait été que pure poudre aux yeux, destinée à flatter ou à divertir, les journalistes n’ont pas compris — ou bien ont mal interprété — les faits si bien que le lecteur en savait moins qu’avant après avoir lu l’article.

Prenons un exemple assez triste : un ex-employé s’était suicidé, bouleversé par un problème personnel. Cela s’est produit à une période où notre groupe faisait l’objet d’une enquête de la SEC. (L’affaire s’est finie en acharnement juridique… pour être ensuite rejetée par les tribunaux…)

L’ex-salarié n’avait aucun lien avec les faits allégués. Et l’infraction n’avait rien à voir avec ce dont s’occupe généralement la SEC, à savoir des délits d’initié ou des manipulations de marché. Mais les journalistes n’ont pu y résister : « Suicide chez un éditeur de Baltimore inquiété », ont-ils titré.

Le lecteur n’avait d’autre choix que d’en conclure que le pauvre bougre s’était donné la mort parce qu’il était impliqué dans une arnaque de trading qui n’avait jamais eu lieu et n’était même pas alléguée.

Dans un autre article paru dans les années 1980, nous avons été cité comme faisant partie d’un « vaste complot de droite ». Nous avions été administrateur du National Taxpayer Union (syndicat national des contribuables), tentant avec ardeur de combattre le gaspillage de l’état.

Plus tard, nous avons engagé un détective privé afin d’étudier la mort bizarre de l’avocat Vince Foster, associé d’Hillary Clinton. Et nous critiquions le gouvernement Clinton ! Le journaliste nous a relié à d’autres détracteurs de Clinton, créant une cause commune qui n’avait jamais existé.

Et à présent, le Washington Post, propriété du fondateur d’Amazon.com, Jeff Bezos, accuse un certain nombre de sites internet et de blogs de publier de fausses informations, dont certaines seraient alimentées par des agents russes !

Oui, Naked Capitalism, Truthdig, Contra Corner, CounterPunch ont été cites, de mêmes que des dizaines autres : or, ce sont tous des sites dirigés par d’anciens rédacteurs du Wall Street Journal, ex-membres du Congrès, ex-responsables sous l’Ere Reagan… de gauche, de droite, libertariens.

Plusieurs d’entre eux diffusent nos commentaires.

Et nous sommes fiers d’être parmi eux…
[NDR : Vous appréciez la Chronique ? Aidez-nous à avoir de nouveau lecteurs en renvoyant la version en ligne de cet article à vos amis.]

FENETRE DE TIR SUR L’OR !!

L’or autour des 1 310 $ : est-ce votre dernière chance d’entrer à bon prix ?

Si nous avons raison et que l’or atteint bien les 10 000 $…

… Alors 10 000 $ investis dans ce que vous êtes sur le point de voir pourraient se transformer en 1 680 384 $.

COO

Lisez mon analyse pour savoir comment en profiter.


LES NOTES DE JIM RICKARDS

Jim Rickards

Les options de la Fed et du FMI face à Trump

L’élément le plus déterminant dans la mise en oeuvre du programme économique de Trump est la réaction de la Réserve Fédérale. Alors qu’une hausse des taux par la Fed en décembre était pratiquement certaine, la direction des taux en 2017 à la suite de cette hausse sera cruciale pour la réussite ou l’échec du programme de Trump.

La Fed peut choisir de se montrer très conciliante face aux importants déficits de Trump. Dans les faits, elle n’anticipera pas l’inflation mais attendra jusqu’à ce que cette dernière soit réellement là. L’inflation est encore très en dessous du taux cible de la Fed, qui est de 2%. Puisque la Fed vise une inflation moyenne de 2%, elle pourrait autoriser que l’inflation dépasse les 2% pendant un moment, ce qui serait cohérent avec une moyenne de 2%, au vu des niveaux bas actuels.

Pour la Fed, les taux réels négatifs sont également un type de stimulus. Les taux réels négatifs existent lorsque le taux d’inflation est plus élevé que le taux d’intérêt nominal. Cette condition peut exister à n’importe quel niveau de taux.

Par exemple, une inflation de 3% avec un taux nominal de 2,5% donne un taux réel négatif de 0,5%. De même, une inflation de 4% avec un taux nominal de 3,5% produit le même taux réel négatif de 0,5%.

Nul doute que la Fed ne veut pas d’une inflation à 3,5%. Toutefois, elle peut atteindre des taux réels négatifs à n’importe quel niveau, en utilisant la répression financière pour contenir les taux d’intérêt nominaux.

Un nouveau QE furtif pour continuer la répression financière

Comment ? En obligeant les banques à acheter des bons du Trésor même si le bilan de la Fed n’est pas reluisant. Cela revient à une sorte de « QE caché » qui utilise les bilans des banques pour y fourguer des obligations au lieu de les porter sur le bilan de la Fed.

Ce type de compromis face à des déficits plus élevés est également appelé « dominance budgétaire, » une idée élaborée par l’ancien gouverneur de la Fed, Rick Mishkin, et ses collègues théoriciens. L’idée est que l’indépendance de la Fed est surtout un mirage et que la Fed fera ce qui est nécessaire pour faciliter les desiderata budgétaires du Congrès, tout en protestant du contraire.

Sous la dominance budgétaire, on permet qu’une inflation faible perdure pendant une longue période. Elle rongera petit à petit la valeur du dollar et la dette du Trésor libellée en dollars. C’est de cette manière que les Etats-Unis ont réduit leur ratio dette/PIB entre 1946 et 1970.

L’inconvénient de cette méthode ? L’inflation n’est pas un pur phénomène monétaire mais également un phénomène comportemental. A elle seule, la planche à billets ne produit pas de l’inflation. Elle doit se combiner à la volonté des individus à emprunter, dépenser et investir.

Une telle volonté est principalement psychologique — elle dépend des « esprits animaux » décrits par Keynes. Toutefois, une fois que les anticipations passent de déflationnistes à inflationnistes, elles s’inversent difficilement. Cela pourrait mener à une situation où les anticipations d’inflation passent de 1% à 3%, puis passent rapidement à 5% ou plus.

L’ascendant psychologique de la Fed reste à prouver

La Fed croit qu’elle peut faire baisser les anticipations inflationnistes par exemple, de 3% à 2%. Mais elle pourrait bien prendre ses désirs pour des réalités. Un effort pour relever les taux et traiter une hausse des anticipations d’inflation pourrait avoir l’inverse de l’effet escompté car les consommateurs considèrent des taux plus élevés comme une validation que l’inflation est devenue hors de contrôle.

C’est exactement ce qui est arrivé en 1974–1981. La Fed a pris du retard par rapport à l’inflation dès le départ et n’a plus bougé jusqu’aux mesures extrêmes du président de la Fed en exercice, Paul Volcker, en 1980–1981.

Autre scénario, la Fed pourrait choisir de s’appuyer sur le potentiel d’inflation de la politique de Trump et remonter brusquement les taux en 2017. Cette politique pourrait se fonder sur la lecture par Janet Yellen de la courbe de Phillips et la notion largement acceptée selon laquelle la politique monétaire agit avec un certain décalage.

Le chômage enregistre son plus bas niveau depuis la récession ; en outre, les demandes initiales de prestation chômage enregistrent un plus bas record. Par conséquent, l’analyse de Yellen est que la manifestation des pressions inflationnistes liées aux revendications salariales n’est qu’une question de temps. Puisque le resserrement monétaire fonctionne avec un décalage de six à douze mois, il est important de relever les taux aujourd’hui pour garder une longueur d’avance sur cette inflation.

Relever les taux pour mieux les baisser ?

Indépendamment de l’état du marché du travail aujourd’hui, la Fed est prête à tout pour relever les taux autant que possible. Cela devrait lui permettre d’avoir un peu plus de munitions pour réduire les taux lors de la prochaine récession.

Pour la Fed, l’euphorie qui a régné sur le marché boursier après l’élection de Trump compte pour un assouplissement des conditions financières. Un tel assouplissement est le prétexte parfait pour un resserrement en compensation par la Fed. Cette dernière recherchera un équilibre délicat entre assouplissement (des actions) et resserrement (des taux) qui lui permettra d’atteindre son objectif de normalisation des taux sans faire entrer l’économie en récession.

Le dernier joker est le dollar. Un cycle de resserrement par la Fed renforcera le dollar. Ceci est déflationniste parce que les Etats-Unis sont un importateur net et qu’un dollar plus fort rend les marchandises importées meilleur marché pour les consommateurs américains et les autres participants à la chaîne d’approvisionnement mondiale.

La combinaison d’un dollar plus fort, d’une déflation importée et de taux plus élevés dans une économie déjà faible pourrait faire entrer les Etats-Unis en récession.

Il faut envisager également le pire résultat économique : la stagflation. Il s’agit de la combinaison malheureuse d’une inflation plus forte et d’une croissance réelle faible ou en récession.

Les grands plans de dépenses de Trump et les esprits animaux pourraient produire de l’inflation tandis que la hausse des taux et le resserrement monétaire par Yellen favoriseraient une récession. Les Etats-Unis ont déjà connu cette situation entre 1976 et 1981.

Une situation rendue de plus en plus périlleuse par le gonflement de la bulle de crédit

En plus des risques macroéconomiques, le risque systémique est plus dangereux que jamais. Il pourrait jouer un rôle important et inattendu dans les plans économiques de Trump. Les banques « trop-grosses-pour-faire-faillites » n’ont jamais été aussi grosses, elles possèdent une part plus élevée des actifs totaux du système financier et elles ont en portefeuille bien plus de produits dérivés.

Dans des systèmes à la dynamique complexe comme le sont les marchés de capitaux, le risque est une fonction exponentielle de la taille du système. Cela signifie qu’un système plus grand implique une crise de liquidité mondiale future et une panique de marché bien plus importantes que celle de 2008.

La capacité des banques centrales à traiter une nouvelle crise de liquidité est fortement limitée par des taux d’intérêt bas et des bilans surgonflés qui n’ont pas été normalisés depuis la dernière crise. Dans la prochaine panique, qui pourrait éclater n’importe quand, les banques centrales se tourneront vers le FMI pour leur fournir la liquidité nécessaire.

Cette liquidité prendra la forme d’émissions de milliers de milliards de droits de tirage spéciaux ou DTS (monnaie mondiale). Cette émission de DTS de secours sera hautement inflationniste et mettra fin au rôle du dollar US comme monnaie de réserve mondiale.
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]

Les détonateurs possibles de la prochaine crise

Il existe de nombreux catalyseurs potentiels qui pourraient déclencher une telle crise : la Deutsche Bank, des défauts de livraison d’or, une crise de la dette libellée en dollars des marchés émergents, une catastrophe naturelle, etc. Le catalyseur d’une telle panique est sans importance — ce qui compte, c’est l’instabilité du système dans son ensemble.

Lorsque le catalyseur déclenchera la panique, des dynamiques impersonnelles se développeront de façon incontrôlée. Ces dynamiques sont indifférentes à l’idéologie politique ou à la politique publique des responsables politiques.

Une administration Trump pourrait rapidement être submergée par une crise mondiale de liquidité comme l’a été l’administration Bush en 2007-2008. Dans un tel cas, les élites mondiales qui opèrent via le FMI, la BRI et le G20 imposeront leurs solutions puisqu’elles contrôlent les leviers de liquidité restants, en particulier les DTS.

Trump pourrait accepter la solution des élites, ce qui impliquerait une coopération avec la Chine ; ou alors il pourrait lutter contre les élites, auquel cas une nouvelle grande crise comme celle de 1929 pourrait en résulter.

En résumé, l’économie mondiale est sur la corde raide entre inflation et déflation.

Le vecteur inflationniste pourrait rapidement dominer, si les déficits de Trump trouvent un compromis à la Fed. A l’inverse, le vecteur déflationniste pourrait dominer sur la base de facteurs fondamentaux comme un dollar fort, le désendettement, la démographie et la technologie combinées avec un resserrement prématuré de la part de la Fed.

A l’horizon, plane le spectre d’une crise systémique, qui pourrait entraîner une inflation (due à une émission massive de DTS) ou une déflation (due à l’absence d’une réponse mondiale coordonnée).

 

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