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[Agence Fides] Newsletter Fides del 12-12-2016

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Lettre d’information du12-12-2016
AFRIQUE/RD CONGO – Satisfaction du Rassemblement s’agissant de la médiation de la Conférence épiscopale
AFRIQUE/EGYPTE – Commémoration des victimes de l’attentat de la part du Patriarche copte orthodoxe en présence du Président égyptien
AFRIQUE/NIGERIA – Craintes de nouvelles attaques à Noël exprimées par le Directeur des Communications sociales du Diocèse de Maiduguri
ASIE/LAOS – Premiers martyrs laotiens
ASIE/AFGHANISTAN – Le phénomène des « bacha posh », fillettes vêtues en garçons pour éviter les mariages précoces avec des adultes
ASIE/PAKISTAN – Violences à l’encontre des ahmadis au mépris de l’Etat de droit
AMERIQUE/NICARAGUA – Prise de position de l’Evêque auxiliaire de Managua en faveur du « renouvellement urgent de l’ensemble de la structure politique pour promouvoir les droits fondamentaux »
AMERIQUE/MEXIQUE – Appel au renforcement de la Police de la part de l’Evêque d’Irapuato après 10 années de présence de l’armée dans les rues
News
AFRIQUE/RD CONGO – Satisfaction du Rassemblement s’agissant de la médiation de la Conférence épiscopale
Kinshasa (Agence Fides) – Les négociations menées sous l’égide de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) « se passent bien » affirme l’Union des forces politiques et sociales pour le changement, mieux connue sous le nom de Rassemblement, la coalition de partis d’opposition de République démocratique du Congo (RDC) n’ayant pas adhéré à l’accord signé avec la majorité présidentielle le 18 octobre dernier (voir Fides 18/10/2016) mais engagée dans les négociations menées sous l’égide des Evêques visant à trouver une porte de sortie à la crise institutionnelle après que les élections présidentielles initialement prévues d’ici la fin de cette année se soient révélées impossibles à organiser.
Dans un communiqué envoyé à l’Agence Fides, Le Rassemblement affirme exiger que le Premier Ministre de transition « soit désigné par notre regroupement politique et qu’il puisse, le cas échéant, être démis (de ses fonctions NDT) par nous ».
Le communiqué précise que les travaux du Conseil des Sages qui, sous l’égide des Evêques, élabore actuellement le parcours destiné à faire sortir la RDC de la crise, se concluront le 15 décembre. On se souviendra que le 19 de ce même mois, le second mandat du Président Joseph Kabila, arrive à échéance sachant qu’il ne pourra pas se représenter aux élections pour en briguer un troisième. Le responsable du Rassemblement, Etienne Tshisekedi, « s’adressera à la nation quelques jours avant le 19 décembre et fait appel à la population afin qu’elle demeure vigilante ». (L.M.) (Agence Fides 12/12/2016)
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AFRIQUE/EGYPTE – Commémoration des victimes de l’attentat de la part du Patriarche copte orthodoxe en présence du Président égyptien
Le Caire (Agence Fides) – Le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, participera lui aussi aux commémorations qui se déroulent ce matin pour honorer les victimes de l’attentat perpétré hier, Dimanche 11 décembre, au cours de la Messe en l’église de Botrosiya, au sein du complexe d’édifices ecclésiastiques adjacent à la Cathédrale copte orthodoxe du Caire. Le bilan officiel de l’attaque, encore non revendiquée, fait état de 23 morts et de 49 blessés alors que certains moyens de communication locaux citent le chiffre de 25 victimes.
« Après les obsèques à l’église et la sépulture – indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh – une procession funéraire, conduite par le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II et comprenant les parents des victimes, se rendra au Mémorial du soldat inconnu, sis dans le district de Nasr City, au Caire, où se tiendra une commémoration funéraire officielle et où le Président al Sisi et d’autres représentants des institutions, rencontreront les familles des victimes et leur présenteront leurs condoléances ». Il s’agit d’une forme de commémoration inédite, jamais réalisée lors d’autres massacres de chrétiens en Egypte. Inédite est également la proclamation de trois jours de deuil national de la part du Président, lequel est également le premier à avoir participé à la veillée de Noël en la Cathédrale copte orthodoxe ». « Le Président – ajoute S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina – veut é galement montrer au travers d’actes publics qu’il considère les coptes comme une composante fondamentale et que les chrétiens coptes constituent une composante indispensable de la société égyptienne ».
Après l’attentat, selon ce qu’indiquent certains moyens de communication internationaux, de la foule accourue sur les lieux du massacre sont partis des slogans contre le Président et le gouvernement, accusés de ne pas avoir assuré la protection adéquate aux chrétiens face aux risques d’attentats terroristes.
La description fournie par S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina met l’accent sur d’autres détails. « Les phrases de contestation venaient de petits groupes, qui lançaient également des slogans contre le Patriarche Tawadros. Il pouvait également s’agir de provocateurs infiltrés au sein de la foule. J’ai par ailleurs été frappé quant à moi par la manière dont les Evêques et les prêtres accourus sur le lieu du massacre tentaient de consoler la multitude avec des paroles chrétiennes. Le Père Makarios, que je connais, a pris un haut-parleur de la police et a dit à tous : « Nous, par nos prières, avons le pouvoir de faire descendre le ciel sur la terre. Mais ce qui est arrivé est un véritable martyre et il n’est pas chrétien de protester ou de manifester sa colère devant les nouveaux martyrs qu’il y aura toujours ». Un homme politique copte a déclaré en revanche : « Moi aussi, je voudrais mourir ainsi et entrer au Paradis avec les martyrs, qui partici pent de si près à la Passion du Christ ». L’Evêque copte catholique de Gizeh ajoute que plusieurs agressions de journalistes ont eu lieu. « Certes, face aux corps de parents tués ou blessés, la présence de caméras et d’appareils photographiques peut être source d’irritation. Mais les journalistes faisaient eux aussi leur travail et grâce à eux, il nous a été possible aussi, à nous aussi, de disposer de la nouvelle immédiate de ce nouvel épisode de martyre. Plus tard, de nombreux musulmans sont également arrivés pour porter leur solidarité aux victimes de l’attentat ».
De nombreuses victimes du massacre sont des femmes et des enfants en ce que l’explosion est intervenue dans la partie droite de l’église, réservée habituellement aux femmes. « Le terrorisme – a déclaré le Président al Sisi après le massacre – prend pour cible coptes et musulmans mais ne fait autre que de nous rendre plus forts et plus unis ». (GV) (Agence Fides 12/12/2016)
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AFRIQUE/NIGERIA – Craintes de nouvelles attaques à Noël exprimées par le Directeur des Communications sociales du Diocèse de Maiduguri
Abuja (Agence Fides) – « On craint que cet attentat ne puisse marquer le début d’une vague d’attaques de Boko Haram au moment de Noël » déclare à l’Agence Fides le Père Gideon Obasogie, Directeur des Communications sociales du Diocèse de Maiduguri, la capitale de l’Etat nigérian de Borno, où hier, Dimanche 11 décembre, au moins une personne est morte et d’autres ont été blessées dans le cadre d’un double attentat suicide commis par deux fillettes dans le principal marché de la ville.
« Des attaques de ce genre semblent constituer une sorte de représailles de la part de Boko Haram suite à la reconquête de la part de l’armée nigériane des zones du nord du pays qui se trouvaient sous le contrôle de la secte islamiste. Elles sont également un moyen pour encourager les membres de la secte à ne pas se rendre, en démontrant qu’ils sont encore en mesure de frapper dans une grande ville comme la nôtre » indique le Père Obasogie.
« La population de Maiduguri est devenue beaucoup plus prudente et cherche à éviter le marché principal, effectuant ses achats dans les magasins plus petits, justement pour éviter une zone habituellement très fréquentée et qui représente un objectif facile pour des attentats. En général, on cherche à éviter les zones très fréquentées parce que l’on craint que Boko Haram n’ait adopté la stratégie des attaques indiscriminées à l’encontre de civils pour démontrer que la secte est encore bien vivante malgré les coups subis » conclut le prêtre. (L.M.) (Agence Fides 12/12/2016)
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ASIE/LAOS – Premiers martyrs laotiens
Vientiane (Agence Fides) – Moment historique pour l’Eglise au Laos : hier, 11 décembre, en la Cathédrale de la capitale, Vientiane, a eu lieu la Messe de béatification de 17 nouveaux martyrs, dont des missionnaires et des laïcs laotiens.
Il s’agit d’un groupe formé de missionnaires étrangers et de catéchistes locaux, assassinés entre 1954 et 1970 par les guérilleros communistes du Pathet Lao qui prirent le pouvoir dans la petite nation du sud-est asiatique. Cinq d’entre eux appartiennent à la Congrégation des Missions étrangères de Paris (MEP), les premiers missionnaires qui, en 1885, portèrent l’Evangile au Laos, alors que six sont Oblats de Marie Immaculée (OMI) dont le Père Mario Borzaga, jeune missionnaire italien disparu en 1960 à l’âge de 27 ans en compagnie du catéchiste local Paul Thoj Xyooj. Parmi les laotiens proclamés Bienheureux figure également le Père Joseph Thao Tien, premier prêtre laotien, tué en 1954, et quatre autres catéchistes indigènes.
Les nouveaux martyrs ont été reconnus par le Saint-Siège en 2015 dans le cadre de deux causes de béatification distinctes : la première étant celle du Père Mario Borzaga et de Paul Thoj Xyooj, la seconde celle de Joseph Thao Tien et de ses 14 compagnons.
La pensée du Pape François est allée aux nouveaux Bienheureux lorsque le Souverain Pontife a souhaité, lors de l’Angelus du Dimanche 11 décembre, que « leur fidélité héroïque au Christ puisse constituer un encouragement et un exemple pour les missionnaires et spécialement pour les catéchistes qui, en terres de mission, mènent une œuvre apostolique précieuse et irremplaçable de laquelle toute l’Eglise leur est reconnaissante ».
Ainsi que cela a été indiqué à Fides, la Messe solennelle de béatification a été célébrée par S.Em. le Cardinal Orlando Quevedo, Archevêque de Cotabato (Philippines) et Envoyé spécial du Pape François en la Cathédrale de Ventiane. Etaient présents également S.Em. le Cardinal Pierre Nguyen Van Nhon, Archevêque d’Hanoi, et S.Em. le Cardinal Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, Archevêque de Bangkok, ainsi que le Nonce apostolique arrivé de la capitale thaïlandaise, des Evêques, des prêtres, des religieux et des fidèles provenant du Laos, du Cambodge, du Vietnam et d’autres pays voisins. Parmi les missionnaires, se trouvaient des représentants européens des MEP et des OMI. Plus de 2.000 fidèles étaient présents et remplissaient la cathédrale ainsi que le parvis sur lequel avaient été installés pour l’occasion des écrans géants. A la célébration, ont également participé un certain nombre de représentants des autorités civiles.
Soulignant que les martyrs « sont des héros et (que) il est nécessaire de faire connaître leur histoire aux jeunes générations », le Cardinal Quevedo a lu un Message accompagné de la Bénédiction apostolique solennelle envoyé par le Pape, annonçant que la fête liturgique des nouveaux Bienheureux avait été fixée au 16 décembre.
Dans le nouveau climat de disponibilité et d’ouverture de la part du gouvernement laotien, le Nonce apostolique à Bangkok et Délégué apostolique au Myanmar et au Laos, S.Exc. Mgr Paul Tschang In-Nam, a exprimé, au terme de la Messe, ses remerciements, souhaitant que, dans un proche avenir, le Laos puisse nouer des relations diplomatiques avec le Saint-Siège.
La communauté catholique au Laos compte environ 60.000 baptisés – soit 1% de la population totale de 6 millions de personnes – répartis en quatre Vicariats apostoliques et accompagnés par une vingtaine de prêtres en tout. S.Exc. Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, Vicaire apostolique de Paksé, a qualifié la célébration de « moment de pleine communion avec le Saint-Siège et l’Eglise universelle, dans le cadre d’une véritable année de grâce ». En septembre dernier, en effet, l’Eglise locale a célébré à Savannakhet l’ordination sacerdotale de trois nouveaux prêtres laotiens, un signal important qui témoigne de l’attitude de plus grande ouverture et liberté du gouvernement communiste. Mgr Ling souligne que les catholiques au Laos « entendent vivre en harmonie et espèrent pouvoir renforcer leur coopération profitable avec les autorités civiles pour le bien de l’Eglise et du peuple du Laos ». (PA) (Agence Fides 12/12/2016)
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ASIE/AFGHANISTAN – Le phénomène des « bacha posh », fillettes vêtues en garçons pour éviter les mariages précoces avec des adultes
Kaboul (Agence Fides) – Les familles afghanes voulant protéger leurs fillettes mineures des mariages précoces se trouvent à devoir décider si elles doivent cacher leur identité pour éviter qu’un homme adulte ne veuille les épouser. Les parents qui choisissent de ne pas se laisser tenter par les offres économiques et les biens matériels provenant d’adultes de 40 à 70 ans, sont contraints à les transformer en bacha posh, qui, en Dari, la principale langue du pays, signifie « habillé comme un garçon ». Ils coupent les cheveux à la garçonne, les habillent avec des vêtements très masculins et changent leur prénom de manière à ce que, surtout dans les zones rurales, elles passent inaperçues dans une société qui les considère de peu supérieures à un bien matériel. Toutefois, de nombreux parents, guidés par les responsables religieux locaux et par les traditions tribales, décident en fin de compte de les vendre pour de fortes sommes.
Récemment, l’Institute of War and Peace Reporting (IWPR) a mené une étude parmi les parents et les anciens des Conseils tribaux des provinces de Balkh, Faryab et Jawzan, de laquelle il ressort qu’au sein de leurs communautés, la majeure partie des fillettes se marie entre 9 et 14 ans bien que l’âge minimum pour se marier soit de 16 ans pour les femmes en Afghanistan. La Directrice du Département pour les affaires des femmes de Balkh, a déclaré que, « chaque jour, on enregistre un nouveau cas de mariage infantile forcé ». En outre, le représentant de la Commission indépendante des droits fondamentaux en Afghanistan, a déclaré que « le nombre des cas de mariages infantiles est en hausse dans le nord du pays ».
D’autre part, l’IWPR a dénoncé le fait que « les autorités locales admettent ne pas être en mesure de mettre un terme à ce phénomène » et dénoncent cette plaie endémique qui viole non seulement les droits des enfants mais ouvre également le chemin à la violence basée sur le sexe. Selon un rapport d’Human Rights Watch, la grossesse chez les mineures comporte notamment des risques et des dangers de mort en couches suite à des complications. Les données de l’OMS indiquent que 460 femmes sur 100.000 meurent chaque année en Afghanistan à cause de complications au cours de l’accouchement, sachant que nombre d’entre elles sont mineures. (AP) (Agence Fides 12/12/2016)
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ASIE/PAKISTAN – Violences à l’encontre des ahmadis au mépris de l’Etat de droit
Lahore (Agence Fides) – L’organisation pour les droits fondamentaux Asia Human Rights Commission condamne les violences perpétrées ces derniers jours – actions arbitraires commises tant par les forces publiques que par des masses de musulmans radicaux au mépris de l’Etat de droit et des libertés fondamentales de tout citoyen pakistanais – à l’encontre de la communauté des ahmadis au Pakistan. Ainsi que l’a appris Fides, aujourd’hui, la mosquée ahmadie de Dolmial, dans le district de Chakwal (Pendjab) a fait l’objet d’une attaque de la part de quelques mille musulmans sunnites armés de pierres qui ont pénétré dans le lieu de culte, abusant des fidèles présents. Un homme a eu une attaque cardiaque et est mort à l’intérieur de la mosquée.
Au cours de ces deux dernières semaines, un autre fidèle ahmadi a été tué dans la rue alors que le siège de la communauté, sis à Rabwah (Pendjab) a fait l’objet d’une perquisition et d’un séquestre non autorisé de la part des forces antiterrorisme.
« La communauté ahmadie promeut l’amour et la paix dans le monde entier et même face à des violations de notre sécurité et de notre paix, nous ne nous livrerons jamais à des actions et à des protestations pouvant compromettre l’ordre et la paix du Pakistan. Notre plus puissant instrument est la prière et les bonnes actions » indique un communiqué envoyé à Fides par la communauté ahmadie au Pakistan.
Vue l’hostilité du monde sunnite officiel envers les ahmadis – considérés comme non musulmans et hérétiques – sur pression du Conseil de l’Union des ulémas du Pakistan, le gouvernement du Pendjab a émis une interdiction de publication frappant le mensuel Tehreek-e-Jadid et la revue Daily Alfazal. La communauté ahmadie a présenté un recours devant la Cour Suprême de Lahore contre cette mesure et se trouve dans l’attente d’une décision de sa part. Entre temps, la Cour a émis une notification avertissant que, « jusqu’à la prochaine fixation de la date d’audience, aucune mesure conservatoire ne doit être adoptée contre le requérant », confirmant de facto l’autorisation à publier jusqu’à décision contraire.
Condamnant l’opération de la police et revendiquant l’Etat de droit et la liberté garantie par la Constitution, la communauté ahmadie dénonce « cette incursion illégale, contraire à l’ordonnance de la Cour Suprême de Lahore », « des citoyens innocents et pacifiques ayant été torturés et traités de manière illégale et inhumaine ».
La communauté ahmadie constitue un mouvement religieux d’origine islamiste sunnite né sur le sous-continent indien et présent dans 193 pays. Son fondateur, Mirza Ghulam Ahmad, affirma en 1889 être le rénovateur de la religion islamique. Pour le monde sunnite officiel, il s’agit d’une minorité hérétique et donc violemment combattue. (PA) (Agence Fides 12/12/2016)
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AMERIQUE/NICARAGUA – Prise de position de l’Evêque auxiliaire de Managua en faveur du « renouvellement urgent de l’ensemble de la structure politique pour promouvoir les droits fondamentaux »
Managua (Agence Fides) – L’Evêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Managua, S.Exc. Mgr Silvio Jose Baez, a célébré le 9 décembre une Messe en mémoire de l’engagement des défenseurs des droits fondamentaux des nicaraguayens. Au cours de l’homélie, il a affirmé que « dans notre pays, il y a encore beaucoup à faire pour la promotion et la défense des droits fondamentaux ».
A l’occasion de la Journée des droits fondamentaux, célébrée dans différentes parties du monde, l’Evêque auxiliaire a voulu signaler de nombreuses réalités allant à l’encontre des droits de la population, comme la corruption, en affirmant qu’il s’agit « d’un vol à main armée à l’encontre du peuple ».
« Prends soin de ton cœur, parce que nous pouvons tous être victimes de la corruption, de l’ambition, de l’agressivité, du manque de respect. Il s’agit de choses qui ne distinguent pas un parti politique, une idéologie ou un groupe. Malheureusement, nous pouvons tous être victimes de la corruption » a réaffirmé Mgr Baez. L’Evêque a ensuite conseillé aux participants de ne pas avoir peur et de ne jamais perdre l’espoir. « Aujourd’hui, il existe des personnes qui négocient avec la peur, parce qu’il s’agit d’un instrument de soumission, d’endormissement, mais nous ne devons pas avoir peur » a-t-il déclaré.
« Pour promouvoir les droits fondamentaux, il est urgent de renouveler l’ensemble de la structure politique, juridique et sociale de ce pays » et « il est nécessaire de redresser les structures du Nicaragua au travers de la démocratie, du pluralisme basé sur la liberté, la justice et le respect des droits fondamentaux ».
L’Evêque a reconnu que pas même la réalisation de tels objectifs ne permet de garantir le respect des droits fondamentaux. Il estime cependant que « une institution forte et solide et une véritable démocratie, fondée sur des valeurs authentiques, peuvent contribuer à changer le visage de la société ». (CE) (Agence Fides 12/12/2016)
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AMERIQUE/MEXIQUE – Appel au renforcement de la Police de la part de l’Evêque d’Irapuato après 10 années de présence de l’armée dans les rues
Irapuato (Agence Fides) – Il est urgent que la Police, municipale et nationale, se renforce dans tout le pays de manière à ce que les militaires de l’armée de terre puissent progressivement retourner dans leurs casernes attendu qu’ils sont appelés depuis désormais 10 ans à lutter contre le trafic de drogue de manière exceptionnelle. C’est ce qu’a affirmé l’Evêque d’Irapuato, S.Exc. Mgr Jose de Jesus Martinez Zepeda, après la Messe dominicale d’hier. Dix ans ont passé depuis que l’armée mexicaine a été appelée à patrouiller dans les rues pour lutter contre la criminalité organisée, sachant que ce délai aurait dû servir à rendre la police plus professionnelle, les militaires ne disposant pas du profil juridique leur permettant d’agir contre les criminels.
« En ce temps-là, on ne savait que faire pour affronter la criminalité organisée – a déclaré l’Evêque au terme de la Messe. C’est comme lorsque la maison brûle : on ne dit jamais dans ce cas-là faisons un plan ou une étude pour bloquer le feu parce que la maison et tout le quartier pourraient brûler pendant que nous continuons à faire des projets. Telle était la réalité mais il n’est certainement pas possible d’éteindre le feu pendant dix ans ». L’Evêque a également sollicité une plus forte participation des citadins à la résolution des problèmes sociaux parce que cela est d’une importance vitale pour combattre la criminalité.
« L’armée ne doit pas assumer les missions de la police et par suite cette dernière doit se renforcer. Mais il faut aussi transformer la société parce que nous ne pouvons continuer à constituer un groupe de personnes qui se drogue, qui fume tous les types de stupéfiants, fait usage de marijuana, de cocaïne et ensuite demande à être protégé… Nous avons besoin de prévenir ».
Enfin, l’Evêque d’Irapuato a remarqué que, bien que certaines stratégies de sécurité ne parviennent pas à atteindre leur objectif, la société est également en tort parce qu’elle attend toujours que le changement provienne des gouvernements alors que les citoyens doivent également y coopérer. (CE) (Agence Fides 12/12/2016)
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