Evangile au Quotidien 23/12/2016-« nova et vetera »

 

 

 

Evangile au Quotidien

 

 

l’EVANGILE AU QUOTIDIEN

« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

Vendredi 23 décembre 2016

Férie de l’Avent : semaine avant Noël (23 déc.)

Saint(s) du jour : St Jean (Jan ) Kęty, patron de la Pologne et Lituanie, Ste Marguerite-Marie d’Youville, fond. (1701-1771)

Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici
Saint Augustin : « Tous disaient : Que sera donc cet enfant ? »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,57-66.

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon 293, 6ème pour la Nativité de Jean Baptiste, 1 (trad. cf bréviaire 24/06)

« Tous disaient : Que sera donc cet enfant ? »

Quelle sera la gloire du juge, si la gloire du héraut est si grande ? Quel sera celui qui doit venir comme la voie (Jn 14,6), si tel est celui qui prépare la voie ? (Mt 3,3)… L’Église considère la naissance de Jean comme particulièrement sacrée ; on ne trouve aucun des saints qui nous ont précédés dont nous célébrons solennellement la naissance, nous ne célébrons que celle de Jean et celle du Christ… Jean naît d’une vieille femme stérile ; le Christ naît d’une jeune fille vierge. L’âge des parents n’était plus favorable à la naissance de Jean ; la naissance du Christ a lieu sans l’union des sexes. L’un est prédit par un ange ; l’autre conçu par la voix de l’ange… La naissance de Jean rencontre l’incrédulité, et son père devient muet ; Marie croit à celle du Christ, et elle le conçoit par la foi…

Jean apparaît donc comme une frontière placée entre les deux Testaments, l’Ancien et le Nouveau. Qu’il forme une sorte de frontière, le Seigneur lui-même l’atteste lorsqu’il dit : « La Loi et les prophètes ont duré jusqu’à Jean » (Lc 16,16). Jean représente donc à la fois ce qui est ancien, comme ce qui est nouveau. Parce qu’il représente les temps anciens, il naît de deux vieillards ; parce qu’il représente les temps nouveaux, il se révèle prophète dès le sein de sa mère (Lc 1,41)… Il apparaît déjà comme le précurseur du Christ, avant même qu’ils se voient. Ces choses-là sont divines et elles dépassent la capacité de la faiblesse humaine.

Enfin sa naissance a lieu, il reçoit son nom, et la langue de son père est déliée. Il faut rattacher ces événements à leur symbolisme profond.


 

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