Le Cri des Peuples: Crise des missiles en Ukraine : que retenir de l’échange entre Poutine et Biden, et à quoi ressemblerait un conflit entre l’OTAN et la Russie ?

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Crise des missiles en Ukraine : que retenir de l’échange entre Poutine et Biden, et à quoi ressemblerait un conflit entre l’OTAN et la Russie ? par lecridespeuples La version du Kremlin La version de la Maison Blanche Crise ukrainienne : à quoi pourrait ressembler un conflit entre la Russie et l’OTAN Compte rendu de la discussion téléphonique entre Vladimir Poutine et Joe Biden au sujet de l’Ukraine le 30 décembre 2021 Source : en.kremlin.ru Traduction : lecridespeuples.fr La conversation a porté sur la mise en œuvre de l’accord visant à lancer des négociations sur l’apport à la Russie de garanties de sécurité juridiquement contraignantes, accord conclu lors de la vidéoconférence du 7 décembre visant à lancer les négociations sur ces garanties de sécurité juridiquement contraignantes exigées par la Russie. Vladimir Poutine a donné des explications détaillées sur les approches de principe qui sous-tendent les projets russes de Traité entre la Fédération de Russie et les Etats-Unis et l’Accord de la Fédération de Russie avec les États membres de l’OTAN. Il a souligné que les négociations devaient produire de solides garanties juridiquement contraignantes excluant l’expansion de l’OTAN vers l’Est et le déploiement d’armes qui menacent la Russie à proximité immédiate de ses frontières. Vladimir Poutine a en outre souligné que la sécurité d’une nation ne peut être assurée que si le principe de sécurité indivisible est strictement respecté. Les deux dirigeants ont exprimé leur volonté d’engager un dialogue sérieux et substantiel sur ces questions. Il a été confirmé que les négociations auraient lieu d’abord à Genève les 9 et 10 janvier, puis dans le cadre du Conseil Russie-OTAN à Bruxelles le 12 janvier. Des négociations doivent également se tenir à l’OSCE le 13 janvier. Les Présidents ont convenu de superviser personnellement ces pistes de négociation, notamment bilatérales, en mettant l’accent sur l’obtention rapide de résultats. Dans ce contexte, Joseph Biden a souligné que la Russie et les États-Unis partageaient une responsabilité particulière pour assurer la stabilité en Europe et dans le monde entier et que Washington n’avait aucune intention de déployer des armes de frappe offensives en Ukraine. Vladimir Poutine a donné une réponse exhaustive à la mention une nouvelle fois par Joseph Biden de la possibilité d’imposer des sanctions « à grande échelle » en cas d’escalade de la situation autour de l’Ukraine. Il a suggéré que ce serait une grave erreur, lourde de facto du danger d’une rupture complète des relations russo-américaines. Les Présidents ont échangé leurs meilleurs vœux de Nouvel An. Dans l’ensemble, la conversation s’est déroulée dans une atmosphère franche et pragmatique et elle a certainement profité aux deux parties. Les dirigeants ont convenu de poursuivre des contacts réguliers au plus haut niveau. *** Déclaration de l’attachée de presse Jen Psaki sur l’appel téléphonique du Président Biden avec le président russe Vladimir Poutine Source : Maison Blanche Traduction : lecridespeuples.fr La version américaine est plus courte, ne fait évidemment mention d’aucune concession et maintient la posture médiatique de force (car ce qui compte c’est d’avoir l’air de terreurs intraitables, peu importe la réalité de l’équilibre des forces en Europe orientale) : Le Président Joseph R. Biden, Jr. s’est entretenu aujourd’hui avec le Président russe Vladimir Poutine. Le Président Biden a exhorté la Russie à désamorcer les tensions avec l’Ukraine. Il a précisé que les États-Unis et leurs alliés et partenaires réagiraient de manière décisive si la Russie envahissait davantage l’Ukraine [Washington vit donc encore dans une réalité alternative où la Crimée n’a pas rejoint la Fédération de Russie via un référendum d’autodétermination sans appel]. Le Président Biden a également exprimé son soutien à la diplomatie, commençant au début de l’année prochaine avec le dialogue bilatéral sur la stabilité stratégique, à l’OTAN par le biais du Conseil OTAN-Russie et à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Le Président Biden a répété que des progrès substantiels dans ces dialogues ne peuvent se produire que dans un environnement de désescalade plutôt que d’escalade. *** Le Monde, atlantiste jusqu’à la moelle, et suivi en cela par toute la presse occidentale et ses conceptions hollywoodiennes de la réalité, parvient à ne pas même mentionner que selon le Kremlin, Biden a affirmé n’avoir aucune intention d’installer de systèmes offensifs en Ukraine. Même en le mettant en doute (un debriefing ultérieur de la Maison Blanche a affirmé qu’ « aucune déclaration quant aux intentions » n’avait été effectuée par Biden), un journalisme digne de ce nom exigeait de le mentionner ! Quoi qu’il en soit, que les Etats-Unis ne veuillent pas donner de telles garanties ou qu’ils en soient incapables, le résultat est le même pour Moscou : il faudra prendre les choses en main. Sergueï Lavrov n’y est pas allé par quatre chemins : Si une réponse constructive ne suit pas dans un délai raisonnable et que l’Occident continue sa ligne agressive, alors la Russie sera contrainte de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer un équilibre stratégique et éliminer les menaces inacceptables pour notre sécurité. *** Crise ukrainienne : à quoi pourrait ressembler un conflit entre la Russie et les Etats-Unis Par The Saker Source : thesaker.is, 29 décembre 2021 Traduction : Le Saker francophone J’ai remarqué que mes commentaires sur le stupide coup de pub autour d’un porte avion américain en Méditerranée ont suscité quelques réactions dans la section des commentaires. Et il est vrai que les deux parties, la Russie et l’« Occident », se déclarent militairement plus fortes, aussi tout ce que je propose de faire aujourd’hui est un rapide rappel de quelques faits de base. Prenons le spectre complet des guerres possibles et vérifions la corrélation des forces à chaque niveau. Nous devons également revoir à chaque fois ce que « victoire » ou « défaite » pourrait signifier dans chaque cas. LDNR contre Banderastan Nous supposons ici un conflit « propre » entre les Ukies et la LDNR (sans acteurs extérieurs), ce qui, en soi, est complètement artificiel. L’Occident soutient les Ukies et la Russie soutient la LDNR. Néanmoins, nous pouvons dire quelques choses sur un tel conflit. Les Ukies sont plus nombreux et ils auraient l’initiative, du moins au début, puisqu’ils seraient le côté attaquant. De plus, les Ukies peuvent jouer un jeu très épuisant contre la LDNR : Lancer *presque* une attaque de grande envergure, puis se retirer. Encore et encore. Cela mettrait à rude épreuve les défenseurs de la LDNR (pour ceux qui s’intéressent aux avantages d’une telle tactique, lisez l’excellent livre de Richard Bett, Surprise Attack : Lessons for Defense Planning écrit en 1982, mais toujours riche d’enseignements utiles). Du côté de la LDNR, la meilleure option ici est de combiner de fortes capacités de renseignement avec une défense échelonnée en profondeur, comprenant éventuellement trois échelons tous conçus pour « contourner » toute force pénétrante. Des défenses bien préparées peuvent également attirer/canaliser une force attaquante dans un « chaudron de feu ». Mais soyons réalistes, la LDNR sait que la Russie ne permettra jamais à la force ukrainienne de percer les défenses de la LDNR, donc « tout » ce que les forces de la LDNR doivent faire, c’est tenir leurs défenses jusqu’à ce que les Russes décident de frapper. Cela se compte en minutes, peut-être en heures, mais pas en jours, encore moins en semaines. Compte tenu de l’immense différence de moral et d’entraînement, je pense personnellement que les Ukies ne seront pas en mesure de percer les défenses de la LDNR avant d’être martelés par les missiles russes. Il existe même une réelle possibilité que les forces de la LDNR puissent repousser les Ukronazis sans intervention russe. Cependant, forcer les Russes à intervenir serait une défaite militaire pour les Ukies, mais un triomphe politique pour l’Occident qui a créé tout le Banderastan dans le seul but d’en faire « l’Afghanistan de la Russie » ou « le Vietnam de la Russie » ou toute autre métaphore idiote que les « spécialistes » occidentaux aiment inventer. Ce qui nous amène à la question suivante : à quoi sert de « gagner » militairement quand on perd politiquement ? La guerre n’est-elle pas encore la continuation de la politique par d’autres moyens ? En tout cas, le scénario « pur » LDNR vs Banderastan n’a vraiment aucun sens. Il faut monter d’un cran dans l’échelle de l’horreur. Banderastan vs LDNR+Russie Là encore, les Ukies auraient l’avantage de la surprise, du moins en théorie. Je parie que les services de renseignement russes seraient au courant d’un tel mouvement avant même les commandants ukiens. A part cela, le cas Banderastan contre LDNR+Russie n’est pas si différent du scénario « pur » LDNR contre Banderastan, avec la différence cruciale que si les Ukies forcent la Russie à intervenir, les Russes auront besoin de quelques jours maximum (au lieu de quelques heures) pour non pas nécessairement détruire toutes les unités ou forces ukrainiennes, mais pour transformer l’armée ukrainienne en une force complètement désorganisée incapable de mener de véritables opérations militaires (je parle de « défiguration »). Pour atteindre cet objectif, les Russes n’auraient pas à déplacer un seul soldat à travers la frontière, leurs armes à distance et leurs capacités EW/A2/AD seraient plus que suffisantes pour atteindre ce résultat. Mais là encore, nous verrions un triomphe militaire russe se transformer en triomphe politique pour l’Occident. Quel serait l’intérêt pour la Russie ? Il existe également un autre danger : que la Russie aille trop loin. Je suis fermement convaincu que l’Ukraine occupée par les nazis est l’équivalent d’un membre atteint de gangrène : ce membre représente une menace majeure pour le reste du corps et doit être coupé, et la partie du corps à laquelle il était attaché doit être soigneusement désinfectée. Quant au membre lui-même, il peut mourir de ses propres toxines, qui s’en soucie ? Je ne fais pas référence ici à la LDNR (bien que tout ne soit pas idyllique là-bas non plus !), mais aux parties de l’Ukraine que la LDNR et les Russes pourraient être les plus tentés de libérer des nazis, y compris Marioupol et le reste de la côte ukrainienne, ainsi que la majeure partie du territoire actuellement occupé par les nazis à l’est du fleuve Dniepr. La libérer serait une évidence, du moins en termes militaires, mais la Russie serait alors « propriétaire » de ce territoire et, par conséquent, responsable non seulement du maintien de la loi et de l’ordre, mais aussi de la reconstruction de ce vaste territoire fondamentalement désindustrialisé. C’est un coût que la Russie n’a aucune obligation morale d’assumer (et aucun moyen de le faire de toute façon). En outre, il serait faux de penser que toute la population de ces territoires accueillerait les Russes avec des fleurs (comme elle a accueilli les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale en Ukraine occidentale), il y a beaucoup de vrais Ukronazis qui y vivent aussi. En outre, il y a beaucoup de gens dans l’est de l’Ukraine qui voudraient une pension russe en roubles mais qui se fichent de la Russie et de ses valeurs civilisationnelles. Je les considère comme des « parasites de la civilisation ». Mais si Poutine donne l’ordre de s’arrêter plus ou moins à la ligne de contact actuelle, tous les « généraux en fauteuil » lui reprocheront immédiatement de ne pas avoir libéré le reste de l’Ukraine ! N’oubliez pas que le discours actuel des PSYOP occidentales n’est pas que Poutine est trop patriotique, mais qu’il ne l’est pas assez (c’est la même foule qui reproche à Poutine de « permettre à Israël de bombarder la Syrie », soit dit en passant). Donc, disons que les Ukrainiens attaquent, que les défenses de la LDNR tiennent bon, que la Russie désamorce l’armée ukrainienne avec des armes à distance, et que les forces de la LDNR, soutenues par la Russie, repoussent la ligne de contact quelque peu vers l’ouest, mais pas trop, certainement loin de la libération d’une grande partie de l’Ukraine. Voici ce que les PSYOPs américaines feront dans ce cas : elles pousseront en parallèle tous les récits suivants : L’intervention russe limitée prouve que la Russie est dangereuse et agressive, donc tout le continent épris de liberté devrait s’unir contre la Russie de peur que Poutine ne pousse ses chars jusqu’au Portugal ou même n’envahisse le Mexique ! Seule la démonstration d’unité et de force des États-Unis et de ses « alliés » de l’OTAN a empêché l’ours russe d’aller plus loin ! Poutine est un leader faible, une marionnette des Bilderbergers et du CFR, il ne fait que bluffer et toute cette propagande russe sur le fait que la Russie détient toutes les cartes militaires est aussi un bluff vide. Des preuves ? Eh bien, si l’armée russe était si forte, elle ne se serait pas arrêtée. CQFD. L’armée ukrainienne, grâce au matériel et à l’entraînement de l’OTAN, a été suffisante pour arrêter les Russes. Tout comme l’armée géorgienne a « arrêté les Russes » (à 13 km de Tbilissi !) le 08.08.08. L’armée russe est un tigre de papier, nous sommes les meilleurs, nous avons gagné, HOURRA !!! On peut « se la couler douce » en paix. Ce genre d’absurdité est posté partout sur Internet depuis des années déjà, et si les Russes n’atteignent pas au moins le fleuve Dniepr, ce sera la « preuve » pour ces gens qu’ils avaient raison depuis le début. [Aparté : Au fait, c’est EXACTEMENT ce qu’Israël fait en Syrie.Bombarder régulièrement des endroits mal défendus et non pertinents, « prouvant » ainsi que :Israël reste « invincible » Les défenses aériennes russes sont nulles face à une technologie israélienne supérieure. Que Poutine est un outil ou, du moins, un allié des Israéliens. Le fait que toutes ces frappes israéliennes ont fait exactement ZERO différence militaire sur le terrain où la Russie et l’Iran ont toutes les cartes en main est commodément obscurci par ce genre d’absurdité. Ce qui se passe réellement est le suivant : Les défenses aériennes russes (possédées et manœuvrées par la Russie) en Syrie ont pour seule mission de protéger les forces russes dans/près de Khmeimim et Tartus (non, la Russie n’a JAMAIS eu pour objectif de protéger toute la Syrie des attaques israéliennes. Pourquoi la Russie devrait-elle mener la guerre de quelqu’un d’autre ?) À part cela, les Russes ont vendu un certain nombre de défenses aériennes aux Syriens (qui les possèdent et les utilisent) et elles sont tout à fait efficaces pour protéger des objectifs militairement importants en Syrie, c’est précisément pourquoi les Israéliens ne bombardent que des containers de vêtements, des postes frontières et des bâtiments vides. Ces objectifs faciles à frapper n’ont pas besoin d’être importants, du moment qu’il y a un grand BOOM suivi d’un grand incendie et que les Israéliens peuvent crier victoire. Les questions que, apparemment, personne ne pose sont les suivantes :si les frappes israéliennes sont si efficaces, pourquoi rien ne change militairement en Syrie ? si les Syriens décidaient de riposter et de tirer leurs (rares) missiles balistiques sur Israël, que ferait Israël et les défenses aériennes syriennes pourraient-elles faire face à une attaque de bombes et de missiles israéliens de grande envergure (la réponse correcte est : non) ? que gagneraient les Russes s’ils commençaient à abattre des avions israéliens dans ou même en dehors de l’espace aérien syrien ? La vérité est que pour les Israéliens, avoir l’air victorieux est beaucoup plus important que de vaincre les Syriens. Encore une fois, l’APPARENCE de la victoire compte beaucoup plus pour les Israéliens (narcissiques en phase terminale) que la défaite des Syriens ou de quiconque (y compris l’Iran ou le Hezbollah). Il en va de même pour l’Occident tout entier]. Gardons cela à l’esprit lorsque nous examinons le niveau suivant : L’OTAN contre la Russie Bien que cette option soit discutée ad nauseam ces jours-ci, il s’agit d’une fiction. La vérité est simple : L’OTAN n’a pas les moyens d’attaquer la Russie et la Russie n’a pas non plus les moyens d’attaquer l’OTAN. Oui, les deux parties disposent d’armes à distance qu’elles pourraient utiliser l’une contre l’autre, mais les armes à distance ne suffisent pas à gagner des guerres. Et la vérité est que l’OTAN est loin d’avoir les niveaux de forces nécessaires pour projeter ces forces sur le théâtre d’opérations militaires ukrainien. Il faudrait à l’OTAN de nombreux mois, voire des années, pour atteindre une telle capacité (rappelez-vous combien de temps a duré l’opération « Bouclier du désert »). Quant aux Russes, oui, ils disposent d’un puissant « poing » blindé à proximité (100km-400km) de la frontière ukrainienne, mais sa taille indique clairement sa fonction réelle : empêcher une percée ukrainienne et l’occupation de la LDNR, et non préparer une invasion de l’Ukraine entière ou, encore moins, de l’UE. La plupart des forces russes sont situées plus loin de la frontière ukrainienne simplement parce qu’elles n’y sont pas nécessaires. Point ! Certains idiots ont récemment suggéré que les États-Unis et l’OTAN pourraient déployer des navires de débarquement dans la mer Noire et tenter un débarquement afin d’ouvrir un deuxième front contre la Russie. D’autres personnes non moins stupides ont suggéré que l’US+NATO pourrait déplacer ses « forces mobiles » pour aider les Ukies. Ce qu’ils ne se demandent jamais, c’est a) quelle est la taille réelle des « forces mobiles » des États-Unis et de l’OTAN (quoi que cela veuille dire), b) quelle est la puissance de feu d’une telle force et 3) quelle est la mobilité tactique de ces forces, en particulier face à une armée combinée. Quant à la mer Noire, c’est, en termes militaires, un lac russe, car la Russie a les moyens de couler n’importe quel navire n’importe où sur la mer Noire en quelques minutes. Et plus la cible est grande, plus sa destruction est facile. Enfin, l’OTAN et l’UE sont bien plus préoccupées par le fait d’avoir des femmes et/ou des transsexuels à la tête de leurs forces que de penser à une guerre réelle, concrète. L’UE/OTAN n’est rien d’autre qu’un cirque de monstres ridiculement dysfonctionnel, et non une menace militaire. Passons donc à un niveau supérieur : États-Unis contre Russie (conventionnel) Ai-je vraiment besoin de le dire ? Les gens qui ont perdu toutes les guerres qu’ils ont menées depuis la Seconde Guerre mondiale et qui ne peuvent même pas vaincre des forces largement inférieures dans une opération massive qui dure depuis des décennies avec une suprématie aérienne totale vont s’attaquer à la Russie ? Sérieusement ? ??? Ok, l’armée américaine a un avantage majeur sur les Russes : le nombre. Alors que le matériel militaire russe est souvent beaucoup plus moderne et performant que les vieux matériels utilisés par les États-Unis, ces derniers peuvent produire leurs vieux matériels en bien plus grand nombre, tout en les modernisant, ce qui peut être très rentable. Un F-15 moderne est très différent des F-15 d’origine, et il en va de même pour de nombreux systèmes d’armes américains. C’est vrai ! Mais considérez ceci : les F-15 les plus modernes (ou tout autre système d’armement américain modernisé) ont-ils fait une quelconque différence en Afghanistan ou en Irak, par exemple ? Aucune, bien sûr. Pourquoi ? Parce que seules les troupes sur le terrain peuvent vraiment gagner une guerre. De plus, les Russes sont en train de construire de façon vraiment folle, ils produisent un nombre croissant de systèmes de guerre avancés qui, avec le temps, annuleront l’avantage numérique actuel des États-Unis, surtout si l’on considère que les États-Unis sont également occupés à menacer de faire la guerre à l’Iran et même à la Chine ! Si, comme les Chinois l’ont maintenant officiellement déclaré, la Russie et la Chine sont « plus que des alliés », alors même en nombre brut, les États-Unis sont déjà désespérément dépassés. Pour l’instant, si la guerre américano-russe reste conventionnelle, la Russie a un avantage qualitatif sur les États-Unis dans la plupart, sinon la totalité, des systèmes d’armes essentiels. Elle dispose également de « bottes sur le terrain » qui peuvent livrer des batailles durement gagnées (ce que ni les États-Unis, ni Israël, ni l’Arabie saoudite ne possèdent, d’où toutes leurs défaites face à des ennemis technologiquement très inférieurs). Qu’en est-il alors de tous les « alliés » des États-Unis ? Ils sont utiles politiquement, pour présenter l’impérialisme unilatéral américain comme quelque chose d’approuvé par la plupart de la planète (par là, ils entendent la plupart des gouvernements, pas la plupart des gens !) Mais en termes militaires, ils sont au mieux sans intérêt et surtout une nuisance, un facteur d’affaiblissement des USA (j’ai expliqué tout cela ici et ici, et je ne vais pas tout reprendre maintenant). Qu’en est-il des « armes létales » livrées par l’Occident aux forces nazies ? Elles seraient redoutables si l’idée était de refaire la Seconde Guerre mondiale mais à petite échelle. Pour la guerre moderne, elles sont, au mieux, un petit spectacle secondaire, même les Bayraktars turcs, dont on a fait un battage médiatique, qui sont en fait des drones plutôt médiocres par rapport aux normes modernes. Il s’agit également de relations publiques. Et si on passait au nucléaire ? États-Unis contre Russie (nucléaire) Premièrement, une « guerre nucléaire » peut signifier n’importe quoi, d’une simple mine nucléaire ou d’un obus d’artillerie à un ICBM. En ce qui concerne les armes nucléaires tactiques, la Russie en possède davantage et est bien mieux préparée à livrer une bataille impliquant des armes nucléaires tactiques. De même, les États-Unis dépendent fortement de l’US Navy pour disposer du nombre de missiles de croisière nécessaires à une guerre majeure, mais l’ensemble de la flotte de surface de l’US Navy a été rendue obsolète par les missiles hypersoniques russes (voir ci-dessous). Il ne reste donc à l’oncle Shmuel que les sous-marins équipés de missiles de croisière subsoniques de grande puissance, qui ne constituent pas un grand défi pour les défenses aériennes russes (voir ci-dessous). Il faudra des années pour équiper les sous-marins américains actuels d’armes hypersoniques (une fois que ces dernières auront atteint le stade de la réalisation, pour commencer). Mais le point essentiel est le suivant : les États-Unis ne disposent d’aucune défense aérienne utile (surtout avec l’US Navy hors jeu), sans parler des défenses antimissiles balistiques. Pourquoi ? Parce qu’ils n’en ont jamais eu besoin en premier lieu ! C’est le grand avantage d’attaquer des pays faibles ou même sans défense, ils ne peuvent rien faire pour vous arrêter ou vous punir. En revanche, la Russie dispose de l’espace aérien le plus lourdement fortifié de la planète, et elle est de mieux en mieux préparée (même pour faire face aux armes spatiales et hypersoniques, voir ci-dessous). Il existe deux façons de dissuader un ennemi : le déni et la punition. La première consiste à empêcher l’autre partie de vous frapper avec succès, tandis que la seconde consiste à infliger à l’autre partie des représailles telles que même une attaque réussie aurait un coût inacceptable. À l’heure actuelle, si les deux parties lancent toutes leurs forces nucléaires, elles peuvent se détruire mutuellement et aucune des deux parties ne peut empêcher ce résultat. Les deux parties le comprennent. La punition n’est donc pas une option attrayante. Cependant, depuis Ronald Reagan, les États-Unis souhaitent disposer d’une sorte de « bouclier » qui les protégerait (ainsi que l’OTAN ?) d’une contre-attaque nucléaire russe (tout en donnant aux États-Unis une chance de frapper les premiers et de désarmer et décapiter les Soviétiques). Et, typiquement, alors que les Anglo-sionistes ont fait beaucoup de relations publiques très cool et absurdes (« c’est pour défendre l’UE de l’Iran ! !! ») tout en apportant d’immenses contrats pour ne rien produire d’utile mais juste remplir les poches du Complexe Militaro Industriel (CMI) le plus corrompu de la planète, les Russes, eux, ont réellement déployé un tel type de système. D’abord autour de Moscou seulement, mais progressivement dans d’autres endroits. Lisez ceci pour comprendre ce que les Russes sont en train de faire (surtout depuis que les États-Unis ont renié presque tous les traités de désarmement). Voici l’essentiel : une fois qu’un nombre suffisant de S-400 sera déployé le long de la périphérie russe et qu’ils seront pleinement intégrés dans un espace de défense aérienne unifié allant des MANPAD aux tous derniers S-500/S-550, la Russie disposera d’un bouclier anti-missiles balistiques efficace. Pour l’instant, les Russes n’ont tout simplement pas assez de missiles pour arrêter une attaque US ICBM+SLBM+ALCM+SLCM de grande envergure, mais ils ont déjà ce qu’il faudrait pour une attaque plus limitée (n’oubliez pas qu’une attaque US ICBM+SLBM+ALCM+SLCM pleinement réussie, même si elle décapiterait l’ensemble des dirigeants russes, n’aurait pour résultat que la disparition des États-Unis de la surface de notre planète (veuillez lire ceci et ceci si vous avez besoin de clarifications). Pas vraiment la définition d’une « victoire », même pour les anglo-sionistes narcissiques 🙂 Quant à la Russie, pourquoi envisagerait-elle d’utiliser des armes nucléaires contre les États-Unis ? L’Empire est déjà mort, tout comme les États-Unis. La Russie n’a pas besoin de risquer un suicide collectif pour frapper un cadavre, quelle que soit l’importance de son inertie résiduelle. Addendum : Qu’en est-il de toutes les armes hypersoniques déployées en ce moment ? Qu’en est-il ? La Russie a déployé une famille d’armes hypersoniques entièrement opérationnelles, allant des missiles balistiques tactiques à courte/moyenne portée aux missiles ASuW à longue portée, en passant par les missiles intercontinentaux dotés de véhicules de glissement manœuvrables. Comparez cela avec les États-Unis qui ne peuvent même pas réussir leurs essais pour un missile hypersonique de portée intermédiaire, sans parler d’un missile intercontinental (la différence de vitesse est énorme) ! La Russie dispose également de plusieurs systèmes de défense aérienne et spatiale, y compris des systèmes mobiles, qui ont déjà des capacités limitées en matière de missiles antisatellites et hypersoniques. Pas seulement un, mais plusieurs. Et ils sont déjà déployés. Et ils sont améliorés de jour en jour (voir le récent test russe de missiles antisatellites). L’UE n’a rien qui vaille la peine d’être discuté, alors regardons plutôt du côté de la Chine. Les Chinois sont encore plus à la traîne que les États-Unis en matière de recherche sur les armes hypersoniques : ils disposent d’un véhicule planeur en cours d’essai, mais celui-ci est loin d’avoir la manœuvrabilité et la précision nécessaires pour être efficace (pour l’instant !). Mais si l’on considère les immenses progrès réalisés par la Chine au fil des ans, je ne les écarterais pas, notamment en ce qui concerne leur capacité à déployer un système efficace de missiles hypersoniques à portée intermédiaire. Enfin, gardez à l’esprit que la Russie ne peut en aucun cas permettre aux États-Unis de vaincre la Chine, car si la Chine est vaincue, la puissance cumulée des colonies USA+UE en Asie éclipserait les capacités de production de systèmes d’armes (ou de biens et services) russes. Les Chinois ont maintenant contacté les Russes pour les aider à construire leur propre système ABM. Cela montre clairement que la Chine ne se fait aucune illusion sur les États-Unis et qu’elle se prépare également à la guerre. Enfin, le CMI chinois est loin d’être aussi corrompu que le CMI américain, et c’est pourquoi il ne déploie pas de telles merdes comme le F-35 ou le Zumwalt. Il faudra que les Chinois rattrapent leur retard, mais je parie qu’ils le feront beaucoup plus tôt que prévu. Premièrement, malgré toutes les relations publiques fabriquées par les propagandistes occidentaux, rémunérés ou non, la Russie a toutes les cartes militaires en main. Conclusion Les problèmes de la Russie ne sont pas militaires, ils sont politiques : comment désamorcer les États-Unis et l’OTAN sans devoir intervenir ouvertement en Ukraine ? Comment changer le régime des nazis de Kiev sans une intervention ouverte ? Comment contrer la formidable machine de propagande anglo-sioniste qui a, du moins jusqu’à présent, très efficacement caché à ses consommateurs le danger militaire très réel vers lequel l’Occident en pleine illusion coure à toute vitesse ? Comment contrer la propagande (très dangereuse) de ces prétendus « patriotes » qui rêvent d’une libération russe de (la majeure partie de) l’Ukraine ? Il y a ceux qui veulent que tout soit simple et stupide. Hélas, la réalité est bien plus complexe et le type d’idiotie que les civils non informés prennent au sérieux n’a aucun rapport avec le monde réel dans lequel les décideurs militaires doivent vivre chaque jour. La conclusion est donc la suivante : L’oncle Shmuel a besoin d’une « sortie » pour sauver la face, ce que sa propre idéologie et sa propagande lui refusent. Les Européens ont subi un lavage de cerveau trop poussé pour comprendre ne serait-ce que les éléments fondamentaux de ce qui est en jeu, tandis que la Russie est prête à tout pour ne pas utiliser la force militaire, mais elle pourrait bien ne pas avoir d’autre choix : les Russes se sont maintenant littéralement retirés derrière leur frontière nationale. Si quelqu’un, n’importe qui, ou toute combinaison de n’importe qui, franchit la « ligne rouge » connue sous le nom de « frontière russe », ce sera la guerre. Alors, bien sûr, tout deviendra très vite très clair, mais il sera alors trop tard : la guerre sera sur nous. Notre Créateur est un Dieu miséricordieux, et peut-être y a-t-il encore suffisamment de spécialistes sobres d’esprit aux États-Unis qui feront ce qu’il faut pour empêcher cette issue ? Je l’espère et peut-être, juste peut-être, qu’un miracle se produira en janvier. Mais ce qui me tient éveillé la nuit, c’est l’horrible constatation que pour des millions d’ignorants au cerveau lavé en phase terminale, il ne semble rester que très peu de personnes sobres d’esprit dans les élites dirigeantes américaines. À en juger par la production de la propagande anglo-sioniste, les grandes entreprises américaines soutiennent pleinement l’agenda Woke et se soucient très peu d’une guerre en Europe. Et, après tout, pourquoi une civilisation qui commet déjà activement un suicide culturel, psychologique, sociologique, biologique et même civilisationnel se soucierait-elle d’un éventuel suicide nucléaire ? L’Occident prétend être prêt à se battre, mais il n’a plus rien pour quoi se battre. Inversement, comment dissuader un culte de la mort (ce que sont en réalité toutes les « valeurs occidentales modernes ») ? Poutine et Xi, aidés par Khamenei et d’autres, réussiront-ils un tel exploit miraculeux ? Le pourraient-ils, même en théorie ? Honnêtement, je n’en sais rien. Il ne me reste donc que l’espoir de la miséricorde de Dieu et d’un miracle. Les miracles existent. J’en ai vu plusieurs dans ma propre vie. Mais ils ne se produisent pas si souvent. Et cela soulève aussi la question de savoir si nous, en tant qu’espèce, méritons même un tel miracle ? Nous savons que le monde prendra fin, que l’Antéchrist viendra et qu’il sera vaincu par la seconde venue du Christ. Le christianisme croit que si cette issue ne fait aucun doute, qu’elle est inévitable, elle peut être retardée par nos prières et nos actions. En d’autres termes, bien que l’Armageddon soit inévitable, nous pouvons, et devons, essayer de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le retarder. Je pense que beaucoup ont essayé. Cela sera-t-il suffisant cette fois-ci ? Y aura-t-il assez d’âmes justes comptées par Dieu pour sauver notre planète ? Encore une fois, je ne le sais pas. Je terminerai par le troparion du grand prophète et saint qui a un jour imploré la miséricorde de Dieu pour ses créatures pécheresses, notre vertueux ancêtre Abraham : Dans la nuit de l’ignorance universelle à l’égard de Dieu, dans l’obscurité profonde et sans étoiles, privée de la lumière céleste, toi, Abraham, tu t’es enflammé au firmament, brûlant d’une foi éclatante et lointaine en la Lumière éternelle, qui nous a été transmise par ta semence. Prie-Le avec ferveur pour qu’Il nous éclaire et sauve nos âmes. Andrei Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

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