Mgr Gänswein contre-attaque-fsspx.news

Mgr Gänswein contre-attaque

19 Février, 2022

Provenance: fsspx.news

Mgr Geog Gänswein

Quelques jours après la lettre du pape émérite répondant au rapport sur la gestion des abus commis dans l’archidiocèse de Münich et Freising entre 1945 et 2019, le secrétaire particulier de Benoît XVI est intervenu dans les médias américains afin de dénoncer une entreprise de déstabilisation en provenance du Chemin synodal allemand.

Dans les lignes qui suivent, il ne s’agit ni de défendre ni d’accuser le pape émérite, mais, en rapportant les propos de Mgr Gänswein, de constater la simultanéité des attaques portées contre la figure de Josef Ratzinger et les attaques contre le dogme, la discipline et la morale catholiques par le mouvement du Chemin synodal allemand, simultanéité qui est pour le moins troublante.

La meilleure des défenses, c’est l’attaque : un adage que le secrétaire particulier de l’ancien pontife romain a fait sien, lors d’un entretien exclusif accordé à EWTN, le 14 février 2022.

La chaîne fondée par Mère Angelica – figure iconique du catholicisme conservateur américain – a décidé de donner la parole à Mgr Georg Gänswein, au moment même où Benoît XVI vient d’essuyer une attaque en règle de la part de nombreux médias occidentaux, sous couvert de dénoncer une mauvaise gestion des abus dans l’Eglise sous son pontificat.

Pour le prélat originaire du Bade-Wurtemberg, les jugements négatifs sur l’action de Josef Ratzinger comme évêque ou pape, relèvent d’une « ignorance ou d’un parti-pris qui n’ont rien à voir avec une couverture honnête des faits ».

Bien au contraire, le pape émérite est le « père de la transparence » en matière d’abus dans l’Eglise, et si son action n’a pas eu tous les effets escomptés, c’est en raison de « résistances internes », affirme Mgr Gänswein.

Et ce dernier de noter avec un brin d’ironie la coïncidence des attaques violentes portées à l’encontre de l’ancien pape bavarois, avec un vote crucial au sein du tristement fameux « Chemin synodal », véritable bourbier dans lequel l’Eglise catholique d’Allemagne se trouve enfoncée jusqu’au cou.

En effet, au plus fort de la tempête, entre les 3 et 5 février derniers, les prélats allemands ont approuvé pêle-mêle des projets allant dans tous les sens d’un progressisme à bout de souffle : abolition du célibat sacerdotal, accès des femmes aux ordres sacrés, évolution de la morale chrétienne sur l’homosexualité, etc.

« On peut spéculer sur la simultanéité des débats du synode et des attaques portées contre Benoît XVI, mais une chose est certaine : toute son œuvre constitue un obstacle à certaines des réformes visées par le Chemin synodal », estime le secrétaire de Josef Ratzinger, qui n’hésite pas à évoquer une « manipulation » des évêques des bords du Rhin.

Au-delà d’un certain « plaisir de certains à s’acharner sur le pape émérite », le Chemin synodal « utilise la crise des abus pour remodeler l’Eglise à sa guise », met en garde Mgr Gänswein, pour lequel il existe un « abus d’abus » qui représente le véritable « danger ».

« Résister à une pression qui vient de l’intérieur, c’est autre chose que lorsque cette pression arrive de l’extérieur. Grâce à Dieu, l’ancien pape y est parvenu, il est calme, et surtout, n’a jamais perdu son sens de l’humour », conclut Mgr Gänswein.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s