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Le blé ukrainien est-il américain ? La main-mise des multinationales sur l’agriculture ukrainienne

ParThe Wolfle•( Poster un commentaire )

Le blé ukrainien est-il américain ?

Alain Jejcic
librairie-tropiques.fr
mer., 03 août 2022 20:19 UTC

blé ukraine usa

Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la vente des terres agricoles il y a exactement un an, trois grandes corporations transnationales états-uniennes ont acquis pratiquement un tiers des terres cultivables ukrainiennes. Selon la « Australian national review » les états-uniens posséderaient désormais 17 millions des 62 millions d’hectares de l’Ukraine (superficie totale du pays) ; 28% de l’Ukraine serait donc américaine !

Les acheteurs, les propriétaires sont des firmes US bien connues puisqu’il s’agit de Cargill, Dupont et Monsanto. Ce qui cependant est moins bien connu c’est que derrière ces enseignes célèbres ayant pignon sur rue apparaissent des fonds d’investissements – structures financières quelque peu obscures, caractéristiques de l’agiotage « new age »-. Celles-ci, passablement obscures mais puissantissimes, disposent de capitaux qui font tourner la tête se chiffrant en trillions (c’est-à-dire en milliers de milliards) de dollars. Au nombre de celles qui opèrent en Ukraine on compte en particulier Vanguard, Blackstone et Blackrock dont les capitaux sont respectivement dix, six et 0.9 trillions de dollars.

Pour donner la mesure de l’état des choses, la revue australienne mentionne l’exemple de l’Italie où les terres cultivables représentent 16.7 millions d’hectares. Ainsi, le pouvoir des marionnettes kiéviennes a fait en sorte que trois compagnies étatsuniennes possèdent désormais en Ukraine plus de terres cultivables que l’Italie, membre du G7.

Du coup, lorsqu’on évoque le blé ukrainien et son exportation, la question se pose de quoi parle-t-on exactement ? Pourquoi omet-on systématiquement de mentionner les fonds d’investissements américains pourtant très importantes parties prenantes dans l’affaire et, pourquoi pas, principales bénéficiaires ?

Mais, outre ce questionnement à première vue platement économique, la question se pose de savoir comment et pourquoi l’Ukraine en est arrivé là ?

Lorsque le pays faisait partie de l’Union soviétique, la terre appartenait à l’état par l’intermédiaire des kolkhozes. Après la disparition de l’Union soviétique, les paysans, employés des kolkhozes, ont reçu en fermage les terres étatiques qu’ils cultivaient jusqu’alors. Par la suite, le statut de ces terres a été transformé pour devenir, au terme de longues procédures administratives, pleine propriété de ceux qui les cultivaient naguère, les anciens kolkhoziens. S’en est suivie alors une courte période pendant laquelle ont été autorisées des transactions, c’est-à-dire la vente et l’achat des terres. Mais, pour finir, dès 2001, un moratoire a été décrété mettant un terme à toute transaction. Cet état des choses a perduré peu ou prou durant les vingt années suivantes, jusqu’en 2021.

Du coup, comme ils ne pouvaient ni vendre ni acheter la terre, de nombreux anciens kolkhoziens, devenus propriétaires à la suite de la disparition de l’Union soviétique, se sont retrouvés devant le choix soit de continuer à travailler la terre, comme auparavant, soit, ce qui était nouveau pour eux, de la donner en location au prix de 150 dollar l’hectare l’an a des « opérateurs », surgit d’on ne sait où dans la foulée de la dislocation de l’Union soviétique. Ainsi, à l’ombre du moratoire des « opérateurs » sont devenus d’authentiques latifundiaires, pis des entreprises monopolistiques agricoles. De la sorte, si la terre continuait à appartenir, du moins formellement, aux anciens kolkhoziens, dans les faits elle était entre les mains
« d’opérateurs » privés, rouages important, si ce n’est essentiel compte tenu de l’importance démographique de la paysannerie ukrainienne – représentant environ 30% de la population du pays -, du système oligarchique à la tête de l’Ukraine.

Cependant, la question de la propriété des terres agricoles en Ukraine demeurait en suspens, problème politique important, central, particulièrement sensible en pays slave qu’est l’Ukraine. La qualité de tchernoziom ukrainien, parmi les meilleures terres arables du monde, ajoutait encore à cet enjeu traditionnel d’autant plus que la production agricole ukrainienne participait de plus en plus aux échanges internationaux. Du coup, le débat s’enrichissait pour savoir s’il fallait, outre l’abolition du moratoire sur les transactions des terres agricoles, ouvrir aux ressortissants étrangers la possibilité d’acheter des terres en Ukraine. Un peu à la fois, progressivement l’idée s’imposait avec l’ouverture de plus en plus effective du pays.

Volodimir Zelensky, averti de la question, proposait de soumettre la question au pays par voie référendaire. Lors de manifestations paysannes il proclamait haut et fort que « la terre appartenait aux Ukrainiens » tout en stigmatisant « les Chinois et les Arabes » qui s’apprêtaient, selon lui, « à emporter notre terre par wagons ».

Le débat faisait rage et Zelensky, en habile bateleur, savait jouer du sentiment populaire pour lui conférer une orientation nationaliste, chauvine, voire xénophobe.

En dépit de l’opposition très majoritaire à l’abolition du moratoire sur la vente des terres agricoles on mettait en avant avec insistance la
« justification ». Il fallait le faire, disait-on, car il s’est passé beaucoup de temps depuis l’adoption de cette mesure sans que le parlement ukrainien, la vrhovna Rada, ait mis en place un mécanisme suffisamment transparent pour organiser la vente et l’achat des terres comme le prévoyait la loi de 2001.

A cet égard, il importe de mentionner qu’au même moment des sondages d’opinion indiquaient que 81% des personnes interrogées se prononçaient contre la vente de la terre aux étrangers et que seuls 13% soutenaient la démarche préconisée par le Gouvernement. Par ailleurs, deux tiers des sondés estimaient qu’une décision aussi importante devait faire l’objet d’une consultation par référendum alors que plus de la moitié (58%) estimaient que la terre agricole devait demeurer propriété de l’état à l’exemple du Canada et de l’Israël (références importantes pour l’opinion publique ukrainienne).

Finalement, c’est le compte-rendu du mois d’avril 2021 du Fond Monétaire International, le plus important créditeur de l’Ukraine, qui emportait la décision en mettant l’abolition du moratoire comme condition sine qua non à l’attribution d’un nouveau paquet de crédits à l’Ukraine. Et le gouvernement ukrainien de s’exécuter contre l’avis très largement majoritaire de son opinion public. Dès lors les « opérateurs » avaient les mains libres pour transmettre les terres qu’ils avaient en gestion aux « investisseurs étrangers », ultima ratio du système économique ukrainien. Au préalable, ils devaient les acquérir, comme la loi désormais les autorisait de le faire, auprès des « petits porteurs » ex-kolkhoziens. L’opération, classique dans son genre, rondement menée, comme en témoigne le délai entre l’adoption de la loi par la vrhovna Rada et sa mise en application – à savoir l’acquisition par les compagnies américaine -, a évidemment rapporté gros à quelques malfrats proches du pouvoir kiévien.

Alors, après l’implantation d’une trentaine de laboratoires biologiques américains sur l’ensemble de son territoire, l’Ukraine ajoutait, par la vente massive de ses terres agricoles aux corporations transnationales sous tutelle des fonds d’investissement américain, une dimension supplémentaire à son alignement atlantique. Si les laboratoires biologiques n’ont pas encore livré leurs secrets, en revanche en ce qui concerne les terres agricoles les choses semblent plus simples à élucider en répondant à la question : le blé exporté d’Ukraine est-il américain ?

P.S. Gageons que les inspecteurs qui vont examiner le navire libérien transportant la première cargaison de blé ukrainien au large du port d’Istanbul ce jour (3 août dans la matinée à partir de 10 heures GMT) auront la possibilité de répondre à la question. Ayant entre les mains les bordereaux et la documentation réglementaire, ils connaîtront ipso facto le propriétaire des céréales ukrainiennes.

SOURCE

La main-mise des multinationales sur l’agriculture ukrainienne

A la mi-décembre 2014, au moment même où les États-Unis, le Canada et l’Union européenne annonçaient une série de nouvelles sanctions contre la Russie, l’Ukraine recevait 350 millions de dollars U.S. d’aide militaire, s’ajoutant au milliard de dollars déjà approuvé par le Congrès américain en mars de la même année.

Par IPS – 24 février 2015,

Le fait que les gouvernements occidentaux s’impliquent davantage dans le conflit ukrainien prouve qu’ils ont confiance dans le cabinet ministériel nommé par le nouveau gouvernement en décembre 2014. Ce nouveau gouvernement est unique : trois des ministères les plus importants sont attribués à des personnes nées à l’étranger, à qui la citoyenneté ukrainienne a été accordée quelques heures seulement avant leur nomination.

Le Ministère des Finances est attribué à Natalie Jaresko, femme d’affaire née et éduquée aux États-Unis et qui travaille depuis le milieu des années 90 en Ukraine, où elle supervisait un fonds de placements privés créé par le gouvernent américain pour investir dans le pays. Madame Jaresko est aussi la PDG de Horizon Capital, société de placements qui gère un certain nombre d’investissements occidentaux en Ukraine.

Aussi surprenante qu’elle puisse paraître, cette nomination s’apparente plutôt à une mainmise occidentale sur l’économie ukrainienne. L’Institut d’Oakland détaille cette prise de contrôle, en particulier dans le secteur agricole dans deux rapports : The Corporate Takeover of Ukrainian Agriculture et Walking on the West Side : The World Bank and the IMF in the Ukraine Conflict.

Un des facteurs majeurs de la crise qui a conduit aux manifestations meurtrières et finalement à la destitution du Président Viktor Yanukovich en février 2014, est le refus de ce dernier de signer un Accord d’association avec l’Union européenne (UE), qui visait à développer le commerce et à intégrer l’UE – en sus de cet accord le Fonds monétaire international (FMI) accordait à l’Ukraine un prêt de 17 milliards de dollars.

Après le départ du président et l’installation du nouveau gouvernement pro-occidental, le FMI a lancé un programme de réformes, conditionnant ce prêt, afin d’augmenter l’investissement privé en Ukraine.

L’ensemble des mesures comprend une réforme des services publics de gestion de l’eau et de l’énergie et, plus important encore, il tente de remédier au coût élevé des investissements et des activités commerciales, ce que la Banque mondiale identifie comme  » la racine structurelle » de la crise économique actuelle en Ukraine.

Le secteur agricole ukrainien a été la première cible des investissements étrangers privés, et il est évidemment considéré par le FMI et la Banque mondiale comme le secteur prioritaire de la réforme. Ces deux institutions louent l’empressement du nouveau gouvernement à suivre leurs conseils.

Par exemple, la feuille de route fournie à l’Ukraine pour la réforme – largement inspirée des expériences étrangères – facilite l’acquisition de terres agricoles, allège la réglementation et les contrôles des usines agro-alimentaires, et réduit les impôts des entreprises ainsi que les droits de douane.

L’enjeu autour du vaste secteur agricole ukrainien est immense : troisième exportateur de maïs et cinquième exportateur de blé au monde, l’Ukraine est connue pour ses immenses étendues de riches terres noires, et se targue de posséder plus de 32 millions d’hectares de terres arables et fertiles – soit l’équivalent d’un tiers des terres arables de l’Union européenne.

Les stratégies en vue de contrôler le système agricole du pays sont un élément essentiel dans la bataille qui a opposé l’Est et l’Ouest l’an dernier, dans ce qui a été leur plus grand affrontement depuis la Guerre Froide.

La présence de sociétés étrangères dans l’agriculture ukrainienne croît rapidement, avec plus de 1,6 millions d’hectares d’exploitations agricoles passés récemment aux mains de sociétés étrangères. Cela faisait un certain temps que Monsanto, Cargill et DuPont étaient présents en Ukraine, mais leurs investissements ont considérablement augmenté ces dernières années.

Cargill vend normalement des pesticides, des semences et des fertilisants, mais a étendu récemment ses investissements agricoles pour inclure le stockage de céréales, l’alimentation animale et a aussi acquis des parts dans la plus grande société agricole du pays, UkrLandFarming.

De même, s’il y avait des années que Monsanto était présent en Ukraine, la société a doublé ses effectifs depuis trois ans. En mars 2014, quelques semaines seulement après la destitution du Président Yanukovich, la société a investi 140 millions de dollars dans la construction d’une nouvelle usine de semences dans le pays.

DuPont a également étendu ses investissements et a annoncé en juin 2013 qu’il investirait aussi dans un nouvelle usine de semences dans le pays.

Les grandes entreprises occidentales ne se sont pas contentées de prendre le contrôle d’usines agro-alimentaires et d’exploitations agricoles rentables, elles ont aussi entrepris une intégration verticale du secteur agricole et étendu leur mainmise sur les infrastructures et le transport.

Par exemple, Cargill possède maintenant au moins quatre silos à grains et deux usines de transformation de graines de tournesol utilisées pour la production de l’huile. En décembre 2013, la compagnie a acquis « 25% + 1part » dans un terminal céréalier d’une capacité de 3,5 millions de tonnes par an, situé à Novorossisk, port de la mer Noire.

Tous les aspects de la chaîne d’approvisionnement agricole –depuis la production des graines et autres intrants jusqu’à l’expédition proprement dite des marchandises hors du pays –sont donc de plus en plus contrôlés par des sociétés occidentales.

Les institutions européennes et le gouvernement américain ont activement encouragé cette expansion. Cela a débuté par des pressions pour changer le gouvernement, à l’époque où le président Yanukovitch était perçu comme pro-russe. Puis c’est allé plus loin en février 2014, lors du lancement d’un calendrier de réformes favorisant les investissements et le développement, comme l’a souligné la Secrétaire américaine au Commerce, Penny Pritzker quand elle a rencontré le Premier Ministre Arsenly Yatsenyuk en octobre 2014.

L’Union européenne et les États-Unis marchent main dans la main dans cette prise de contrôle de l’agriculture ukrainienne. Bien que l’Ukraine interdise la production de cultures génétiquement modifiées, l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne, à l’origine du conflit qui a renvoyé Yanukovitch, comprend une clause (l’article 404) qui engage les deux parties à coopérer pour « étendre l’usage des biotechnologies » dans le pays.

Cette clause est pour le moins surprenante, étant donné que la majorité des consommateurs européens refuse les cultures génétiquement modifiées. Il faut y voir une brèche pour faire pénétrer les OGM en Europe, opportunité que les grandes compagnies d’agro-semences comme Monsanto ne cessent d’appeler de leurs vœux.

Ouvrir l’Ukraine à la culture d’OGM irait contre la volonté des citoyens européens, et il n’est pas certain que ce changement profite aux Ukrainiens.

D’ailleurs, on ne sait pas non plus comment les Ukrainiens bénéficieront de cette vague d’investissements étrangers dans leur agriculture, ni quel impact ces investissements auront sur les 7 millions de fermiers locaux.

Une fois qu’ils ne seront plus obnubilés par le conflit de la région Est « pro-Russe » de leur pays, les Ukrainiens se demanderont peut-être ce qu’il reste de leur capacité à contrôler l’approvisionnement en nourriture et à gérer l’économie pour leur propre bénéfice.

En ce qui concerne les citoyens américains et européens, vont-ils un jour réagir face aux grands titres et aux grands discours qu’on leur sert sur l’agressivité russe et les violations des droits humains, et s’interroger sur l’implication de leurs gouvernements respectifs dans le conflit ukrainien ?

L’Ukraine, le nouvel Eldorado des céréaliers français

Arrêt sur info — 09 août 2022

Le conflit russo-ukrainien pourrait entraîner une montée des cours des céréales et générer une augmentation massive du prix du blé. Connu pour être le « grenier de l’Europe », l’Ukraine est aussi devenue depuis une dizaine d’années, une manne inépuisable pour les céréaliers français.

Par la rédaction de l’INA – Publié le 26.02.2022

L’offensive militaire de Vladimir Poutine en Ukraine risque de déstabiliser l’économie céréalière mondiale. En effet, ce pays d’Europe est le principal producteur de blé de la planète grâce à ses terres noires très fertiles, le tchernoziom, et son climat favorable à la culture des céréales. Un conflit long pourrait provoquer une augmentation massive du cours des céréales dans les mois à venir, et on le sait moins, mettre en péril l’activité de certains céréaliers français installés sur place depuis les années 2010.

L’Ukraine futur grenier à céréales de l’Europe – 2011 – 03:36 – vidéo

Les fameuses « terres noires d’Ukraine » attiraient déjà toutes les convoitises. Le reportage présenté en tête d’article dresse le portrait de deux pionniers, des agriculteurs français installés sur place. Florian Garnier s’est installé à Vroublivka depuis quelques années. Dans ses champs à perte de vue, sur 2500 ha, il fait pousser des céréales : « Plus de 200 fois la taille d’une exploitation française » précise le commentaire.

L’agriculteur fait travailler une quinzaine de salariés. Avec son associé Guillaume, ils ont investi plus de 2 millions d’euros en Ukraine. Ce qui les intéresse alors c’est « avant tout l’aventure », mais pas que, « c’est vrai qu’en France, les terres, il y en a de moins en moins, c’est hors de prix. »

Des terres louées

En cette année 2011, les Français louent l’hectare 50 euros. Après l’époque soviétique, chaque parcelle de terre de cet ancien kolkhoze a été redistribuée à la population, « chaque paysan est devenu propriétaire de 2 ou 3 hectares ». Oui mais voilà, ils n’ont bien souvent pas les moyens de la cultiver, alors ils la louent. C’est le cas de Viktor qui a conservé un potager et loue le reste aux Français, travaillant pour eux comme salarié de leur exploitation. Satisfait de cet échange, il déclare : « La vie s’est bien améliorée, les salaires ont augmenté, les conditions de vie sont bien meilleures qu’avant. Ça se voit nettement sur le budget des familles du village. »

Mais ces Français ne sont pourtant que de petits exploitants face aux immenses agro-holdings qui se développent alors sur ce marché, allant jusqu’à cultiver 50 000 hectares. Dans la suite du reportage, Jean-Jacques Hervé, ancien conseiller du gouvernement ukrainien sur l’agriculture assure que ce phénomène ne fait que commencer. Précisant que l’Ukraine produit 50 millions de graines par an, il décrit les avantages du pays qui « pourrait en produire entre 80 et 100 millions et sans avoir à déforester comme dans certaines régions du monde. Sans avoir à attaquer des milieux naturels sensibles, et en ayant simplement à valoriser ces formidables terres noires d’Ukraine. Et un climat qui est quand même relativement favorable à l’agriculture », conclut-il.

Pour accroître sa production, le gouvernement ukrainien souhaite alors lever le moratoire sur la vente des terres provoquant l’inquiétude de l’opposition.

2018 : les avantages de la délocalisation

En 2018, l’Ukraine et ses 471 millions de terres agricoles sont présentées comme le « nouvel Eldorado » des céréaliers français. Malgré le conflit avec la Russie en cours depuis 2014, ils sont de plus en plus nombreux à louer d’immenses superficies sur place et à employer une main d’œuvre très bon marché (600 euros/mois). Un exploitant de 10 000 ha de terres (soit la superficie de Paris) décrit les avantages de ce modèle économique, avec des coûts de production 2 ou 3 fois moins élevés qu’en France, pour un bénéfice important de l’ordre de « 2 millions d’euros par an. C’est bien plus rentable que ce que l’on peut faire en France », ajoute-t-il fièrement. A cela s’ajoute une législation plus souple en matière d’utilisation de pesticides et pas d’imposition. Le modèle ukrainien a tout pour séduire les investisseurs agricoles, l’un d’eux précisant : « J’ai l’impression de ne rien devoir à personne ! »

Sur place, cette omniprésence étrangère semble chagriner quand même le maire d’un village interrogé, « on a de très bonnes terres et de voir d’autres agriculteurs qui le font mieux que nous, oui, c’est vexant, humiliant ».

Source: https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/l-ukraine-le-nouvel-eldorado-des-cerealiers-francais

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